pen icon Colloque
quote

Mythologie populaire dans l'histoire du cidre québécois

AB

Membre a labase

Alain Boucher : Indépendant

Résumé de la communication

Cette communication traque les principaux mythes de l'histoire québécoise méconnue du vin de pomme, faussetés répandues et croisées à répétition en cours de recherche, tant dans l'écrit que dans l'oral. S'appuyant sur le contenu de documents d'époque, elle s'emploie maintenant à les déconstruire avec méthode et soin. Si depuis son « invention » vers les XIIIe-XIVe siècles, chaque marin basque, normand et breton recevait bien à bord sa ration quotidienne de trois litres ( ! ) de cidre, dès les premiers instants du pays, les colons français puis canadiens et leur descendance québécoise, en matière d'alcool, ont été d'abord buveurs de bière et de vins de France. Ce sont les Anglais qui ont ici propulsé le cidre à ses sommets au XIXe siècle, et même les féroces ligues de Tempérance du tournant du XXe n'en ont pas eu raison. Seules les lois du marché et l'incurie gouvernementale ont empêché le commerce du cidre, jusqu'en 1971. Commence alors une misérable marchandisation « à la Coca-Cola » qui achèvera hélas! de ruiner au pays les bontés et la fière réputation tricentenaire de notre excellente boisson paysanne. Jusqu'à sa renaissance à la fin des années 1980.

Résumé du colloque

Depuis son essor commercial à la fin des années 1980, la popularité du cidre québécois n’a cessé de croître. Cette lancée s’est poursuivie grâce à la commercialisation du cidre de glace dans les années 1990, à la prise en charge des normes de qualité par les transformateurs, et à l’établissement d’un portefeuille de produits diversifié. La notoriété du cidre québécois transcende désormais les frontières. Plus récemment, en décembre 2014, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec a reconnu l’appellation Indication géographique protégée (IGP) — Cidre de glace du Québec. Cette appellation réservée soulève beaucoup d’intérêt de la part des médias, des chercheurs et du public. Or, les connaissances scientifiques spécifiques à la transformation du cidre sont peu consolidées et diffusées, puisque les chercheurs mènent des travaux dans diverses disciplines et centres de recherche. Ainsi, la mise en relation de ces thématiques de recherche à l’occasion de ce colloque contribuera, d’une part, à présenter un état des connaissances, et d’autre part, à construire une communauté scientifique liée à ce secteur d’activité innovant. Ce colloque vise à combler un vide en communication de connaissances à croiser sur la transformation du cidre au Québec en rassemblant les chercheuses et chercheurs issus : 1) des disciplines concernées (p. ex. : microbiologie, anthropologie, histoire, économie, management, droit, marketing…); et 2) de la recherche industrielle. L’angle multidisciplinaire et multisectoriel permettra d’accroître la compréhension des dimensions associées à la transformation du cidre. Le colloque sera une occasion unique d’aborder une série de questions aussi diverses que pertinentes. Le but est de dresser un portrait et de découvrir les enjeux liés aux avancées dans les connaissances technico-scientifiques et socioéconomiques des cidres du Québec.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 11 mai 2016

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :