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Opportunité d'un passage de la microfinance à la finance participative pour l'entrepreneuriat camerounais

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Françoise OKAH-EFOGO : Université de Yaoundé II

Résumé de la communication

La microfinance s'est développée pour permettre aux exclus du système financier traditionnel, parmi lesquels les petites et moyennes entreprises (PME) et les jeunes entreprises innovantes, d'accéder au financement. Aujourd'hui cependant, force est de constater qu'un nouvel outil, la finance participative, se propose de satisfaire les mêmes besoins en Occident et aux Etats-Unis. Une question se pose alors :que peut apporterà l'entrepreneuriat Camerounais une transition de la microfinance à la finance participative ?

Répondre à cette question n'est pas aisée dans la mesure où le phénomène ne s'est pas encore réellement développé au Cameroun. De ce fait, notre étude s'appuie à la fois sur l'analyse documentaire des textes légaux de la France et des Etats-Unis ainsi que sur les résultats de l'enquête GEM (2014). Cela nous permet d'appréhender les contours de cette activité et de la confronter aux principaux problèmes de financement rencontrés par les entrepreneurs camerounais. Nous aboutissons alors à trois conclusions. La finance participative peut offrir à l'entrepreneuriat du Cameroun un mécanisme de financement qui pallie les insuffisances de la microfinance. Pour cela, elle doit s'adapter au contexte camerounais, notamment en recourant au service de téléphonie mobile – dont le degré de pénétration est plus important (84% en 2015) que celui de l'internet (32,4% en 2014). En outre, il serait souhaitable que les autorités compétentes en règlementent la pratique.

Résumé du colloque

Au sommet sur le développement durable du 25 septembre 2015, les États membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ont adopté un nouveau programme de développement durable pour mettre fin à la pauvreté et lutter contre les inégalités et l’injustice dans le monde. Depuis les années 1990, la microfinance s’est imposée comme solution à la pauvreté. Selon plusieurs auteurs, la microfinance est un outil efficace pour la lutte contre l’exclusion bancaire, la création de nouvelles solidarités et le développement local. Le microcrédit s’avère alors pertinent comme approche de développement inclusif. Parallèlement à la microfinance, la finance participative connaît aujourd’hui un essor considérable auprès du public. Différents modèles de financement participatif sont employés par des micro-entreprises et des petites entreprises du monde entier pour recueillir des fonds. À l’instar du modèle de microfinancement utilisé pour financer de petites entreprises, le modèle de financement participatif basé sur les prêts entre particuliers et micro-entrepreneurs permet aux entreprises en démarrage et à celles qui sont déjà établies d’avoir accès à une source de financement alternatif moyennant une rémunération (paiement des intérêts) relativement faible par rapport à celle des banques. À l’aube de la mise en œuvre du nouveau programme de développement durable, il est impérieux de faire un état des lieux de l’impact socioéconomique de la microfinance et du financement participatif dans la lutte cotre les inégalités et les injustices. Dans ce contexte, ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes : quels sont les points forts et les points faibles de ces deux types de financement inclusif? Quels sont leurs points de rencontre? Comment peuvent-ils être plus efficaces dans la lutte contre la pauvreté, les inégalités et l’injustice? Qu’est-ce qui caractérise le financement participatif et quel est son impact sur le développement des micro-entreprises et des petites entreprises?

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 11 mai 2016

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