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Peaux de papiers et peaux d'images : de l'éducation à l'écriture, construction d'une présence littéraire amérindienne au Brésil

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Brigitte Thiérion : Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3

Résumé de la communication

À partir des années 80,les communautés amérindiennes du Brésil se sont engagées dans un processus de revendication de leurs droits à la terre et de revitalisation de leur culture ancestrale. Ce phénomène est corolaire de la mise en place d'écoles dans les communautés et de l'introduction de l'enseignement des langues autochtones. La nécessité de créer un enseignement adapté va déboucher sur la formation de professeurs autochtones et constituer une invitation à penser et produire des outils pédagogiques adaptés. Ces actions, relayées par des universités, favorisent l'apparition d'écrits qui cristallisent une renaissance culturelle après la politique d'assimilation forcée vécue au cours des années de dictature militaire. Cette communication cherchera à dégager certains des traits caractéristiques d'une production éditoriale qui tente d'investir de nouveaux espaces de diffusion en direction d'un lectorat non indigène sensibilisé aux problématiques environnementales et en quête d'une alternative à la société mondialisée.

Résumé du colloque

Présent partout dans les Amériques (et aussi au-delà), le mouvement de renaissance des cultures autochtones se manifeste dans divers domaines, mais particulièrement dans les arts, comme le théâtre, le cinéma, la musique, la littérature (romans et poésie), la peinture et la sculpture. Prenant appui à la fois sur des aspects traditionnels et historiques des Premières Nations, cette renaissance culturelle table également sur les moyens d’expression les plus contemporains pour prendre forme.

Cette renaissance autochtone, au-delà de ses caractéristiques culturelles, possède également des échos sur les plans social et politique, à la fois auprès des populations autochtones elles-mêmes et des sociétés plus larges dans lesquelles celles-ci évoluent. Mais comment se présentent alors les enjeux et défis de la renaissance des cultures autochtones au sein de notre société? Quels en sont les tenants et aboutissants du point de vue des transformations qu’elle implique (pour les autochtones et les non-autochtones) et de la reconnaissance qu’on lui accorde? Comment les sciences humaines (sociologie, anthropologie, études littéraires, cinématographiques, musicologiques, etc.) se situent-elles par rapport à la reconnaissance de la renaissance autochtone? Et quelle position doivent-elles adopter, du point de vue méthodologique, théorique et même épistémologique, afin de permettre que cette reconnaissance ne soit pas seulement un nouvel avatar de la domination qu’elles ont souvent exercée vis-à-vis de populations autochtones? Quelles sont les implications logiques, éthiques et esthétiques de la reconnaissance d’une renaissance autochtone se produisant au sein de nos sociétés?

C’est à ce genre de questions que notre colloque voudrait s’ouvrir, en présentant les contributions de chercheurs intéressés par la manière de contribuer à une reconnaissance équilibrée de la renaissance autochtone.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 11 mai 2016

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