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David WIDORY : GÉOTOP - UQÀM
Par opposition à la pollution ponctuelle, la pollution diffuse représente une pollution indirecte par infiltration dans les sols dont l'origine (parfois multiple) peut être connue mais pour laquelle il est impossible de repérer géographiquement les rejets dans le milieu aquatique. Ce type de pollution est plus difficile à contrôler car liée à une multitude de sources réparties sur un territoire conséquent. Engrais et pesticides sont les pollutions diffuses les plus couramment rencontrées dans le milieu aquatique et elles conduisent à des problématiques de contamination et d'eutrophisation. Notre présentation visera à démontrer qu'une approche couplant la chimie classique et les isotopes stables d'éléments légers permet d'identifier les sources, et possiblement leur contribution respective, responsables de la contamination, et aussi de caractériser les différents processus pouvant réguler le budget de ces contaminants en milieu aquatique (e.g. dénitrification naturelle, biodégradation). Nous nous appuierons notamment sur l'exemple d'études menées sur les nitrates et le glyphosate en milieu agricole.
La pollution diffuse se caractérise par une émission provenant simultanément de plusieurs sources. Contrairement à la pollution ponctuelle, souvent massive, dont la source est locale et identifiable, la pollution diffuse provient de rejets sur toute la surface d’un territoire et elle est entraînée par percolation et ruissellement des eaux. Dans le temps et dans l’espace, la pollution diffuse et la pollution ponctuelle évoluent différemment. Chacune pose des défis particuliers. Toutes deux soulèvent la même question : quel est l’impact des contaminants aux concentrations retrouvées dans l’environnement?
La pollution diffuse met les toxicologues et les décideurs en matière de réglementation aux prises avec le concept fondamental émis par Paracelse : « Toutes les choses sont poison, et rien n’est sans poison; seule la dose détermine ce qui n’est pas un poison. » Dès lors, comment mesurer la contamination? Quel niveau devient toxique? De nombreuses recherches sont menées afin de suivre et quantifier la contamination dans les écosystèmes, identifier les espèces sensibles, caractériser les mécanismes de toxicité, évaluer les impacts sur des populations. Toutes ces informations sont nécessaires à l’évaluation du risque. Mieux comprendre pour prévenir et, surtout, mieux agir.
Le colloque couvrira ces thèmes à l’aide d’exemples : traçage d’une source d’émission par approche isotopique, pollution diffuse issue de nos activités agricoles, dont le cas du glyphosate et de ses produits de dégradation, contaminants émergents dans les eaux usées, incluant les produits pharmaceutiques. Nous traiterons aussi de transfert trophique, de toxicité chez les espèces fauniques et chez l’humain. Chercheurs, ministères, ONG et étudiants nous feront part de leur expérience, de leurs objectifs et de leurs défis.
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