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Denis ACCLASSATO HOUENSOU : Université d'Abomey-Calavi
La crise financière de 2007 a révélé les limites de la régulation financière et suscité un renforcement de la réglementation. L'examen de ces limites a montré que les indicateurs visés jusque-là par les systèmes de régulation ne sont pas suffisants pour une protection contre les crises d'où l'idée consensuelle faire évoluer la règlementation vers de nouveaux indicateurs financiers capables de renseigner efficacement sur les risques pris par les institutions financières. L'analyse des conséquences des crises financières a montré que des variables aussi bien macroéconomiques que microéconomiques c'est-à-dire spécifiques à chaque institution financière, sont également des sources potentielles de crises. Mais lorsqu'un pays subit une crise, les effets de la crise sur les institutions de microfinance (IMF) sont différenciés malgré leur exposition uniforme au même choc. Les institutions qui font faillite le cas échéant ont-elles alors des caractéristiques différentes des autres ? Dans l'affirmative, certaines caractéristiques peuvent-elle permettre de révéler la vulnérabilité de certaines institutions avant l'entrée en crise ? L'objectif de cet article est de construire un profil type des institutions vulnérables aux crises. Nous utilisons le modèle de Gonzalez-Hermosillo (1999) pour montrer que chez les IMF de forme associative, les indicateurs critiques sont le risque de liquidité, l'incidence de l'aléa moral, les créances immobilisées et le niveau minimum de fonds propres.
Au sommet sur le développement durable du 25 septembre 2015, les États membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ont adopté un nouveau programme de développement durable pour mettre fin à la pauvreté et lutter contre les inégalités et l’injustice dans le monde. Depuis les années 1990, la microfinance s’est imposée comme solution à la pauvreté. Selon plusieurs auteurs, la microfinance est un outil efficace pour la lutte contre l’exclusion bancaire, la création de nouvelles solidarités et le développement local. Le microcrédit s’avère alors pertinent comme approche de développement inclusif. Parallèlement à la microfinance, la finance participative connaît aujourd’hui un essor considérable auprès du public. Différents modèles de financement participatif sont employés par des micro-entreprises et des petites entreprises du monde entier pour recueillir des fonds. À l’instar du modèle de microfinancement utilisé pour financer de petites entreprises, le modèle de financement participatif basé sur les prêts entre particuliers et micro-entrepreneurs permet aux entreprises en démarrage et à celles qui sont déjà établies d’avoir accès à une source de financement alternatif moyennant une rémunération (paiement des intérêts) relativement faible par rapport à celle des banques. À l’aube de la mise en œuvre du nouveau programme de développement durable, il est impérieux de faire un état des lieux de l’impact socioéconomique de la microfinance et du financement participatif dans la lutte cotre les inégalités et les injustices. Dans ce contexte, ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes : quels sont les points forts et les points faibles de ces deux types de financement inclusif? Quels sont leurs points de rencontre? Comment peuvent-ils être plus efficaces dans la lutte contre la pauvreté, les inégalités et l’injustice? Qu’est-ce qui caractérise le financement participatif et quel est son impact sur le développement des micro-entreprises et des petites entreprises?
Thème du colloque :