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Programme d'éducation au loisir pour soutenir la participation sociale des aidants et de leur proche atteint de troubles de mémoire

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Hélène Carbonneau : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

La participation sociale des aidants et de leur proche atteint de troubles de mémoire est souvent limitée. Pourtant la présence de moments plaisants partagés dans leur quotidien est importante pour leur qualité de vie. Un programme d'éducation au loisir a été développé et implanté dans divers contextes afin de favoriser la participation des aidants et de leur proche à des activités de loisirs et de soutenir les aidants dans le rehaussement de telles activités dans leur quotidien avec leur proche. Cette présentation propose un sommaire des impacts observé dans diverses études ayant impliqué la mise en place d'une telle approche auprès d'aidants et de leur proche. Non seulement cette approche apporte une opportunité de sortie hebdomadaire commune pour l'aidant avec son proche, elle contribue aussi à augmenter la perception d'événements positifs dans leur quotidien contribuant ainsi au rehaussement de leur qualité de vie. L'éducation au loisir est une avenue pour permettre aux aînés de prendre conscience de l'importance du loisir dans leur vie et des opportunités pour en maximiser les impacts. En somme, le programme de rehaussement de la qualité de vie des aidants et de leur proche atteint de troubles de mémoire représente un vecteur de mieux être en brisant leur isolement et permettant le maintien de leur participation sociale dans des activités de loisirs significatives.

Résumé du colloque

La participation sociale est l’un des trois piliers du modèle de vieillissement actif mis de l’avant par l’Organisation mondiale de la santé (OMS, 2002). Cette participation n’est toutefois pas simple à exercer pour certains groupes d’aînés (handicapés, avec atteintes cognitives, souffrant de maladie mentale, etc.) qui souvent font face à de la stigmatisation (Goffman, 1975) pouvant limiter leur participation sociale. L'INSPQ précise que « la stigmatisation est un problème particulièrement aigu du fait qu’elle puisse renforcer des inégalités sociales et de santé déjà présentes » (Désy et Filiatraut, 2013, p. 2). Cette stigmatisation devient alors une forme sociétale de maltraitance. Ceci est préoccupant si l’on considère le rôle de la participation pour un vieillissement actif (OMS, 2002). En effet, le maintien d’une participation sociale est déterminant non seulement pour la qualité de vie, mais aussi pour la santé physique et mentale de ces aînés. Des équipes de recherche, dont plusieurs sont associées à l’axe Interaction et soutien social du Réseau québécois de recherche sur le vieillissement, se sont intéressées à cette question cruciale. Le présent colloque s’ouvrira par une réflexion sur la stigmatisation à laquelle peuvent faire face certains groupes d’aînés. Ensuite, le colloque proposera d’approfondir la compréhension des déterminants de la participation sociale des aînés à risque d’exclusion à travers les résultats de diverses études. Puis, les participants seront invités à explorer des avenues propices à optimiser un tel engagement chez cette population avec des présentations de chercheurs et de représentants des milieux de la pratique. Le dialogue de chercheurs et d’intervenants issus des milieux de la pratique permettra un échange de connaissances intéressant quant à la question de la participation sociale des aînés à risque d’exclusion et apportera un éclairage sur les pistes à approfondir pour la recherche.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
Discutant-e- de la session : Julie Fortier
section icon Date : 11 mai 2016

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