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Sebastien Magloire Bekono Ohana : Université de Douala
Dans un contexte de crise et de concurrence exacerbée, toute entreprise, dans le but de pérenniser son activité doit soutenir sa dynamique entrepreneuriale. Celle-ci est généralement perçue comme relevant des individus (Hayton et Kelley, 2006 ; Carrier et al., 2010 ; Hayton et Cholakola, 2012), mais également des organisations (Miller, 1983).
Ces questions suffisamment abordées dans la littérature, restent encore relativement méconnus pour les petites entreprises en contexte de pays pauvres du Sud.
S'appuyant sur les résultats d'une étude de cas multiple, notre contribution questionne les pratiques de gestion des ressources humaines jugées a priori fondamentaux dans le développement de l'entrepreneuriat. Elles tournent autour du rôle de la prise de risque et de l'autonomie de l'action des individus (Hayton, 2005). L'importance de la GRH interoganisationnelle est également mise en évidence (Colle et al., 2008).
Le poids grandissant du secteur informel dans les économies, notamment dans l’emploi au sein des pays à faible revenu, impose de l’inscrire parmi les priorités des gouvernements et de la communauté internationale en matière de développement. Ses nombreuses implications en termes de productivité, de compétitivité, d’environnement des affaires et de qualité des emplois offerts en font l’un des défis majeurs à la diversification de ces économies vers des activités plus productives dans les secteurs agricoles et industriels, et à leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales. De toute évidence, l’informel présente des avantages pour les pays à faible revenu du fait des emplois générés et du rôle de soupape de sécurité qu’il joue vis-à-vis des segments les plus défavorisés de la population. D’un autre côté, il induit un niveau de productivité plus faible, de substantiels manques à gagner fiscaux, des niveaux de précarité indescriptibles sur les emplois créés et une dualité dans l’environnement des affaires mettant en péril le cadre réglementaire.
À la lumière des expériences de plusieurs pays de l’espace francophone, ce colloque se propose de faire un état des lieux détaillé du secteur informel, tel qu’il apparaît dans plusieurs régions du monde, à travers une approche factuelle nécessaire pour des politiques publiques basées sur des évidences scientifiques. Le colloque fournit une occasion unique de traiter à la fois des causes, des manifestations, des formes et des conséquences de l’informel, avec des compétences locales et internationales, et dans une approche pluridisciplinaire et multiculturelle. Les mécanismes, modalités et politiques de transition vers l’économie formelle seront également abordés.
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