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Marie-Claude Prémont : École nationale d'administration publique
Le croisement des disciplines telles que l'économie politique et les sciences juridiques peuvent jeter un éclairage renouvelé et approfondi sur la mise en valeur des ressources naturelles. En observant les secteur des mines et des énergies renouvelables (hydroélectricité et énergie éolienne), une approche interdisciplinaire permet d'identifier les effets des rôles et responsabilités conférés aux acteurs par différents types de cadres normatifs, d'une part sur l'acceptabilité sociale des projets de mise en valeur des ressources minières et énergétiques, et d'autre part sur leurs retombées pour les collectivités concernées, dont les collectivités autochtones. À travers cette démarche, il est possible de faire ressortir la structure normative émergente au Canada pour l'extraction et l'exploitation de ces deux ressources et mieux comprendre le rôle qu'y joue l'enjeu de l'acceptabilité sociale des projets.
Liant les expertises de trois centres de recherches spécialisés en droit international et en relations internationales, le colloque présentera des travaux interuniversitaires et multidisciplinaires portant sur les enjeux que pose l’exploitation des ressources naturelles et extractives.
La première session est organisée par le Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et société (CIRDIS), qui apporte sa contribution aux études internationales en abordant les questions scientifiques de manière à renouveler les approches et les pratiques dans le domaine du développement. Cette session a pour objectif de démontrer comment les projets qui y sont menés participent, par la rencontre interdisciplinaire, au renouvellement de la réflexion sur la question des ressources naturelles.
La deuxième session, mise sur pied par le Centre d’études sur le droit international et la mondialisation (CEDIM), met en question le rôle que jouent le droit et les institutions internationales dans la promotion de l’extractivisme comme modèle de développement. Adoptant une perspective critique et une approche interdisciplinaire, les conférenciers mettront en lumière des mécanismes juridiques facilitant l’extractivisme, et ce, à travers des études de cas de régions différentes.
Dans la troisième session, proposée par le Groupe de recherche sur les espaces publics et les innovations politiques (GREPIP), il sera question du néoextractivisme, devenu une stratégie économique majeure pour les gouvernements latino-américains au cours de la dernière décennie. Des collectivités, de larges coalitions et des mouvements sociaux se sont de plus en plus opposés aux politiques néoextractivistes et ont ainsi généré de profondes critiques, non seulement par rapport aux choix économiques, mais également en ce qui concerne les conséquences politiques. Cette session examinera certaines de ces expériences dans une tentative de définir les contours de nouvelles visions politiques issues de ces mouvements sociaux.