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Régulation du marché du travail par le secteur informel : une analyse des barrières à l'entrée et au maintien dans quelques activités économiques informelles à Abidjan

JL

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Jean-Louis Lognon : Université Félix Houphouët-Boigny

Résumé de la communication

Pour plusieurs acteurs sociaux (jeunes, femmes, diplômés, immigrés, fonctionnaires, etc.), le secteur informel représente l'une des réponses aux effets négatifs des crises économiques (pauvreté, chômage, précarité etc.). Sur le plan politique et institutionnel, plusieurs programmes d'appui au secteur informel sont mis en œuvre dans la plupart de ces pays eut à à sa capacité à absorber une main d'œuvre qui n'arrive pas à s'insérer dans le secteur dit formel (privé ou public). Cet intérêt à la fois social, politique et institutionnel exprimé en faveur des microentreprises informelles se fonde sur un présupposé : « la facilité d'entrée et l'ouverture » (BIT), « l'expression de la concurrence pure et parfaite » qui caractériserait le secteur informel. Toutefois, l'on observe qu'en dépit de cette supposée facilité, certaines activités économiques sont quasiment monopolisées par des catégories spécifiques d'acteurs sociaux se distinguant par leur appartenance sociale (ethnie, nationalité, religion, genre, etc.). Ce constat suppose qu'il existe des barrières à l'entrée de certains segments du secteur informel et que l'insertion n'est pas aussi facile que l'on l'entend. A partir de données issues d'une enquête qualitative sur les modalités d'insertion dans les activités économiques informelles, la présente communication se propose d'analyser les différentes barrières et les ressources de fermeture de ces activités.

Résumé du colloque

Le poids grandissant du secteur informel dans les économies, notamment dans l’emploi au sein des pays à faible revenu, impose de l’inscrire parmi les priorités des gouvernements et de la communauté internationale en matière de développement. Ses nombreuses implications en termes de productivité, de compétitivité, d’environnement des affaires et de qualité des emplois offerts en font l’un des défis majeurs à la diversification de ces économies vers des activités plus productives dans les secteurs agricoles et industriels, et à leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales. De toute évidence, l’informel présente des avantages pour les pays à faible revenu du fait des emplois générés et du rôle de soupape de sécurité qu’il joue vis-à-vis des segments les plus défavorisés de la population. D’un autre côté, il induit un niveau de productivité plus faible, de substantiels manques à gagner fiscaux, des niveaux de précarité indescriptibles sur les emplois créés et une dualité dans l’environnement des affaires mettant en péril le cadre réglementaire.

À la lumière des expériences de plusieurs pays de l’espace francophone, ce colloque se propose de faire un état des lieux détaillé du secteur informel, tel qu’il apparaît dans plusieurs régions du monde, à travers une approche factuelle nécessaire pour des politiques publiques basées sur des évidences scientifiques. Le colloque fournit une occasion unique de traiter à la fois des causes, des manifestations, des formes et des conséquences de l’informel, avec des compétences locales et internationales, et dans une approche pluridisciplinaire et multiculturelle. Les mécanismes, modalités et politiques de transition vers l’économie formelle seront également abordés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 11 mai 2016

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