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Kathy Mathieu : Table carrefour violence conjugale Québec-Métro
En 2009, la Table carrefour violence conjugale Québec-métro, a formé un comité préoccupé par la sensibilisation des enfants à la violence conjugale.
Un premier projet a identifié des enjeux propres aux stratégies de prévention de l'exposition à la violence conjugale et une recension d'écrits et d'expériences terrain auprès d'informateurs-clés. Un rapport a été produit démontrant l'absence d'outil de sensibilisation en prévention primaire de l'exposition à la violence conjugale qui s'adresse directement aux enfants de moins de 12 ans tout en tenant compte des facteurs de protection.(Dumont et al.,2012). Face à ce constat, la solution proposée est la création d'un outil de sensibilisation qui s'adresse aux enfants de 5 à 12 ans.
Un deuxième projet a permis la réalisation d'ateliers de création auprès d'enfants. Les thèmes abordés lors de ces ateliers permettaient aux enfants des'exprimer sur leurs conceptions de la violence conjugale ainsi que sur les solutions qu'ils identifient pour faire face à cette violence. En effet, lesdessins expressifs des enfants sont porteurs d'une valeur communicative irremplaçablepour rejoindre d'autres enfants permettant ainsi la transmission de messages concrets entre pairs (Hartog,2011).
Ce sont les résultats de ces ateliers de création qui seront dévoilés lors de cette présentation.
S’imposant depuis toujours comme un puissant moteur de création, la violence est constamment l’objet de représentations, voire de performances, dans un grand nombre de disciplines artistiques, allant, par exemple, de la danse à la littérature, du design graphique au cinéma. Le présent colloque vise une réflexion interdisciplinaire sur les multiples représentations de la violence dans les arts, d’un point de vue tant théorique que pratique. Il conviendra donc, dans un premier temps, d’analyser et de cerner le phénomène de la violence tel qu’il se manifeste dans différentes œuvres artistiques. Seront présentées dans un deuxième temps des œuvres (chansons, chorégraphies, etc.) mettant en scène différents aspects et enjeux de la violence (psychologique, physique, conjugale, etc.). Une telle confrontation entre l’univers de la recherche — de la théorie — et l’univers de l’expression artistique et de l’intervention sociale — de la pratique — permettra un dialogue fructueux sur les différentes postures et voies de solution possibles face à l’enjeu posé par l’omniprésence de la violence dans nos sociétés.
Ainsi, s’agit-il de dénoncer, d’exprimer, de révéler, de sublimer? Travaille-t-on plutôt sur la figure du témoin, de la victime ou de l’agresseur? L’auteur prend-il position ou se réserve-t-il la posture neutre de l’observateur? Tel que l’avance Steve Giasson (artiste conceptuel), si « la violence gratuite, qui court-circuite toute réflexion, n’est que pur spectacle », peut-on dire, par extension, que tout artiste dont la représentation de la violence est dépourvue d’intention politique, didactique ou thérapeutique « ne se distingue pas du terroriste » (Le Devoir, 28 mars 2013)? Autant de questions éthiques, épistémologiques ou plus simplement praxéologiques auxquelles ce colloque se donne comme objectif de répondre, suscitant ainsi échange d’idées et rencontre entre différentes disciplines, toutes interpellées par un thème commun qui représente un véritable enjeu de société.
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