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Nathalie Léger : UQAM - Université du Québec à Montréal
Depuis les temps anciens, on prête à la lune une action considérable sur tout ce qui vit, croît et se meut. Encore aujourd’hui, certains prétendent que la lune, selon ses phases, favorise les accidents, les accouchements, les désordres psychiques, les crimes et la violence… Bien que plusieurs études tendent à démontrer que l’activité lunaire n’exerce aucune emprise sur les êtres, dans tous les milieux sociaux, on continue à croire en une certaine influence de la lune. Devant ce constat, les considérations autour de la lune dans le monde grec sont-elles à l’origine de nos propres croyances?
Cette proposition de communication porte sur l’examen des quelques influences prêtées à la lune que l’on retrouve dans les textes anciens et qui ont toujours un écho dans la vie moderne. Il s’agit d’exposer ces croyances pour ensuite voir, dans une perspective historique, comment elles sont demeurées intactes ou transformées, selon le cas, dans nos sociétés modernes. L’objectif est de donner un aperçu de quelques résultats préliminaires de mon projet de thèse de doctorat contribuant ainsi à mettre en lumière certains mécanismes de transmission de ces traditions. L’examen des croyances liées à la lune dans le monde gréco-romain n’a jamais fait l’objet d’une étude unique dans une perspective anthropologique. Les historiennes ayant travaillé sur la lune ont abordé la question des croyances d’un point de vue de la science antique (Préaux, 1970) ou de la littérature latine (Lunais, 1979).
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