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Contribution de la connaissance des racines latines et grecques sur la compréhension en lecture des élèves de 6e année du primaire

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Kathleen Whissell-Turner : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Un élève québécois sur cinq éprouve des difficultés en compréhension de lecture (Desrosiers et Tétrault, 2012), surtout pour les textes informatifs (PIRLS, 2011). Sachant que 60% des mots de ces textes sont composés de racines latines et grecques (Green, 2008), nous voulons vérifier la contribution de la connaissance de ces racines sur la compréhension en lecture des élèves de 6e année du primaire. Ainsi, un test de connaissance des racines latines et grecques (à concevoir) puis un test de compréhension en lecture (Bianco et coll., 2014) seront administrés. Afin d'isoler la contribution unique de notre variable principale, nous mesurerons aussi l'identification des mots (BELEC, Mousty et coll., 1994), la conscience morphologique (Chapleau, 2015), la compréhension orale (inspiré de GRADE, Williams, 2001) et le vocabulaire (ÉVIP, Dunn, Dunn et Thériault, 1993). La recherche n'étant pas encore réalisée, seuls le cadre théorique et la méthodologie seront présentés. Toutefois, nous pensons que la connaissance des racines latines et grecques contribue indirectement, grâce à la conscience morphologique, à la compréhension en lecture des élèves de 6e année du primaire. Étant la première recherche à s'intéresser à cette relation, les résultats de celle-ci seront particulièrement pertinents pour les milieux scientifique et éducationnel, qui s'interrogent sur les facteurs qui influencent la compréhension des élèves de ce groupe d'âge afin de mieux les soutenir dans leur apprentissage.

Résumé du colloque

Le caractère multidimensionnel de la conscience morphologique est à l’origine de son apport au développement de divers aspects de la littératie. En effet, les contributions de la conscience morphologique à l’identification des mots écrits (Colé et al., 2011; Casalis, Quémart et Duncann, 2015; Fejzo, 2014), à la production des mots écrits (Pacton, Fayol et Perruchet, 2005; Sénéchal et al., 2006; Chapleau, 2013), au développement du vocabulaire (Bowers et Kirby, 2010; Sparks et Deacon, 2015; Kieffer et Lesaux, 2012) et à la compréhension en lecture (Kirby et al., 2011) ont largement été documentées. Ces études ont été réalisées auprès de populations de divers âges (Rey, 2015; Casalis et Louis-Alexandre, 2000), auprès de normolecteurs-scripteurs et d’élèves aux besoins particuliers (Casalis et al., 2004; Berthiaume et Daigle, 2014) et dans des contextes linguistiques variés (Desrochers et al., 2015; Carlisle, 2010). Les chercheurs en France et au Canada étant nombreux à s’intéresser à cette capacité métalinguistique, il s’avère nécessaire de les rassembler afin d’échanger des idées sur les nouveaux enjeux de recherche : comment les enfants francophones développent-ils la conscience morphologique? comment l’évaluer et la développer? quelles seraient les modalités de son entraînement? À cet effet, la tenue d’un colloque permettra aux chercheurs qui travaillent en contexte francophone de faire le point sur les travaux actuels et de poursuivre l’avancement des connaissances autour de cet objet d’étude. Voici des axes autour desquels les participants seront amenés à échanger : évaluation et développement de la conscience morphologique; contribution de la conscience morphologique au développement des processus spécifiques de l’écrit, au développement du vocabulaire, à la compréhension en lecture en L1 et en L2, effets et modalités de l’intervention en conscience morphologique; nouvelles avenues pour la recherche portant sur la conscience morphologique.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 12 mai 2016

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