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Yannick Lefang : SOKO Insight
L'Afrique souffre d'un manque criant de données (micro et macro), ce qui rend difficile la mise en place de politique efficace, l'investissement et même la recherche. Plusieurs raisons expliquent ce manque de données ou d'information : l'environnement socio-politique, le manque d'infrastructure permettant la collecte rapide et la part importante du secteur informel. Face à cette problématique, deux choix se posent :
1) L'un voudrait que les conditions et des mesures gouvernementales soient prises pour encourager ou forcer les acteurs du secteur informel à migrer vers le secteur formel.
2) L'autre approche consisterait à comprendre les forces qui soutiennent le secteur informel et qui le rendre si résistant. Une fois que cette analyse est faite, il s'agit de trouver des façons novatrices de collecter à l'intérieur du secteur informel.
Notre expose portera sur une approche innovatrice développé depuis 2014 et qui permet de collecter des données dans le contexte informel africain. Nous explorerons les hypothèses de base qui ont conduit à cette innovation, les critères de fonctionnement et quelques résultats et exemples de données collectées.
Nous évoquerons enfin les limites de cette méthodologie mais surtout les applications de cette innovation dans la prise de décision, l'optimisation des ressources, l'investissement en Afrique.
Le poids grandissant du secteur informel dans les économies, notamment dans l’emploi au sein des pays à faible revenu, impose de l’inscrire parmi les priorités des gouvernements et de la communauté internationale en matière de développement. Ses nombreuses implications en termes de productivité, de compétitivité, d’environnement des affaires et de qualité des emplois offerts en font l’un des défis majeurs à la diversification de ces économies vers des activités plus productives dans les secteurs agricoles et industriels, et à leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales. De toute évidence, l’informel présente des avantages pour les pays à faible revenu du fait des emplois générés et du rôle de soupape de sécurité qu’il joue vis-à-vis des segments les plus défavorisés de la population. D’un autre côté, il induit un niveau de productivité plus faible, de substantiels manques à gagner fiscaux, des niveaux de précarité indescriptibles sur les emplois créés et une dualité dans l’environnement des affaires mettant en péril le cadre réglementaire.
À la lumière des expériences de plusieurs pays de l’espace francophone, ce colloque se propose de faire un état des lieux détaillé du secteur informel, tel qu’il apparaît dans plusieurs régions du monde, à travers une approche factuelle nécessaire pour des politiques publiques basées sur des évidences scientifiques. Le colloque fournit une occasion unique de traiter à la fois des causes, des manifestations, des formes et des conséquences de l’informel, avec des compétences locales et internationales, et dans une approche pluridisciplinaire et multiculturelle. Les mécanismes, modalités et politiques de transition vers l’économie formelle seront également abordés.
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