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Jorge Frozzini : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Les femmes immigrantes doivent composer avec une multitude de problématiques dès leur arrivée sur le territoire canadien/québécois. Ainsi, elles sont confrontées aux barrières que tout (im)migrant (terme faisant référence aux différences et aux similitudes entre les notions de migrant et celui d'immigrant) rencontre comme celui de l'équivalence des études et des compétences ainsi que les problématiques liées à la recherche et l'obtention d'un emploi. De plus, elles rencontrent des barrières propres à leur condition de « femmes » comme la conciliation travail-famille et la discrimination sexospécifiée. Lors de cette communication, nous allons présenter les résultats obtenus lors d'une recherche subventionnée par le CRSH portant sur l'accès à l'emploi, aux postes de décision et à la vie démocratique. Deux éléments clés de l'amélioration de la situation des femmes immigrantes sont mis en évidence : (1) la perception que les femmes ont de ces problématiques; et (2) les pistes de solution identifiées par ces dernières. De plus, nous proposons une analyse critique de ces résultats à l'aide d'une : (3) réflexion sur la possibilité de l'inclusion sociale à travers le prisme de la participation à la vie démocratique.
Le thème de l’harmonisation des relations interculturelles constitue un enjeu central de nos sociétés. Avec l’augmentation des flux migratoires et la mondialisation des enjeux politiques associés aux différences culturelles, la question des relations interculturelles devient récurrente dans l’actualité mondiale. Plusieurs événements récents rendent encore plus pertinente l’idée de s’interroger sur les enjeux, les stratégies, les obstacles et les pratiques liés à l’harmonisation des relations interculturelles. Au Québec, après la crise des « accommodements raisonnables » vint la crise sur la charte des valeurs, puis la crise du Niqab. L’exemple de la crise des réfugiés en Europe permet de mettre en question les stratégies diplomatiques et politiques des États pour accepter ou refuser un nombre conséquent d’individus jugés non intégrables. La crise en Syrie, les attaques de Boko Haram ou les attentats de Bamako, de Beyrouth, de Paris et de Tunis suggèrent une reconfiguration de la géopolitique et des intérêts stratégiques avec en toile de fond une lutte contre les terroristes transnationaux ou sectaires.
Face à une situation de déliquescence du débat public concernant le rapport à l’autre, le colloque vise à réfléchir aux stratégies nécessaires pour l’harmonisation des relations interculturelles. Quel est le rôle des dispositifs institutionnels et de la vie associative dans cette conciliation? La participation citoyenne par l’exercice des droits politiques, sociaux et culturels et par l’entremise des espaces de dialogue constitue-t-elle des lieux de pratique du vivre ensemble grâce à une négociation collective? Comment les différents acteurs (organisations internationales, gouvernements, organismes communautaires ou individus) interprètent-ils la situation actuelle? Outre la religion et les médias, quels sont les autres facteurs favorisant ou empêchant l’harmonisation des relations interculturelles? Quelles stratégies d’intervention sont mobilisées entre les centres et les périphéries à l’échelle locale et à l’international?
Les organisateurs remercient le CRSH (Conseil de recherches en sciences humaines) pour le financement d’une recherche partenariale qui a rendu possible la tenue de ce colloque.
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