pen icon Colloque
quote

Estimation de l'importance de l'économie non observée au Maroc : application de la méthode de demande de monnaie

KE

Membre a labase

Kawtar El Aida : Université Hassan II de Casablanca

Résumé de la communication

Cette étude s'intéresse à l'estimation de la taille de l'économie non observée au Maroc et à l'analyse de son évolution sur la période allant de 1977 à 2014. Nous estimons une fonction de demande de monnaie à l'image des travaux de Tanzi [1980;1983], et prenons en compte la différence des vélocités dans les deux secteurs formel et informel en appliquant la correction d'Ahumada et al. [2006].En plus des variables classiques utilisées dans l'approche de demande de monnaie, nous intégrons des variables spécifiques au contexte marocain et susceptibles d'influencer la taille de l'économie informelle (une variable muette captant les changements de la réglementation sur les transactions des entreprises, les transferts nets, l'indice des prix à la consommation, les parts de la consommation finale des administrations publiques et de l'investissement public dans le PIB).Les résultats font ressortir l'effet négatif des transferts sur la demande de monnaie. Nous montrons également que le poids de la taxation approché par diverses variantes, les réformes, l'élévation du niveau de vie, la part des salaires dans le revenu national, l'indice des prix à la consommation, et les parts de la consommation finale des administrations publiques et de l'investissement public dans le PIB impactent positivement la quantité de monnaie en circulation dans l'économie. Le taux d'intérêt créditeur sur les dépôts à terme ne semble pas refléter le coût d'opportunité inhérent à la détention de la monnaie.

Résumé du colloque

Le poids grandissant du secteur informel dans les économies, notamment dans l’emploi au sein des pays à faible revenu, impose de l’inscrire parmi les priorités des gouvernements et de la communauté internationale en matière de développement. Ses nombreuses implications en termes de productivité, de compétitivité, d’environnement des affaires et de qualité des emplois offerts en font l’un des défis majeurs à la diversification de ces économies vers des activités plus productives dans les secteurs agricoles et industriels, et à leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales. De toute évidence, l’informel présente des avantages pour les pays à faible revenu du fait des emplois générés et du rôle de soupape de sécurité qu’il joue vis-à-vis des segments les plus défavorisés de la population. D’un autre côté, il induit un niveau de productivité plus faible, de substantiels manques à gagner fiscaux, des niveaux de précarité indescriptibles sur les emplois créés et une dualité dans l’environnement des affaires mettant en péril le cadre réglementaire.

À la lumière des expériences de plusieurs pays de l’espace francophone, ce colloque se propose de faire un état des lieux détaillé du secteur informel, tel qu’il apparaît dans plusieurs régions du monde, à travers une approche factuelle nécessaire pour des politiques publiques basées sur des évidences scientifiques. Le colloque fournit une occasion unique de traiter à la fois des causes, des manifestations, des formes et des conséquences de l’informel, avec des compétences locales et internationales, et dans une approche pluridisciplinaire et multiculturelle. Les mécanismes, modalités et politiques de transition vers l’économie formelle seront également abordés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 12 mai 2016

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :