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Julie Bérubé : UQO - Université du Québec en Outaouais
La gestion de projet instrumentale se fonde sur un management formel en mettant de l’avant des techniques, des normes, des outils analytiques, etc. Ces principes sont-ils réconciliables avec la gestion des projets dits créatifs? C’est à cette question que répond cette recherche. Le cadre théorique de la justification de Boltanski et Thévenot (1991) a été retenu pour analyser les tensions entre la gestion de projet et la créativité au sein d’agences de publicité. Des entrevues semi-structurées ont été réalisées auprès de 35 travailleurs créatifs et gestionnaires de projet de 11 petites agences de publicité. Les résultats montrent que certains principes phares de la gestion de projet, comme le respect des échéanciers, du budget et la qualité sont présents au sein des agences étudiées. Par contre, d’autres aspects diffèrent, notamment l’importance accordée à la satisfaction des travailleurs créatifs. La théorie de la justification permet de comprendre la gestion les tensions lors de la gestion des projets créatifs. Cette recherche contribue à l’avancement des connaissances en illustrant la manière dont s’orchestre la gestion des projets créatifs. De plus, le courant «Making project critical» traduit ici par le projet selon les perspectives critiques relève les limites de la gestion de projet instrumentale. Ce courant n’a pas théorisé cette problématique selon l’approche des tensions. Cette recherche s’insère logiquement dans ce courant et contribue à son développement.
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