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Industrialisation et formalisation de l'économie : cas du Maroc

MH

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Mama Hamimida : Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie

Résumé de la communication

L'économie informelle contribue à hauteur de 14,3 % du PIB au Maroc et emploie près de 50% de la main-d'œuvre dans le secteur productif. L'augmentation de la taille de l'informel est due à une croissance qui ne crée pas assez d'emplois ; une absence de marchés régionaux ; une faible compétitivité du Maroc ne lui permettant pas de profiter de ses accords de libre échange et enfin des frontières passoires, qui sont de vastes champs de contrebande permettant à des villes entières d'en vivre.

Plusieurs mesures ont été adoptées dans le sens de la formalisation, l'auto-entreprenariat, les avantages fiscaux, etc. La stratégie d'industrialisation (2014-2020) en est une. L'un de ses objectifs principaux est de diminuer la taille du secteur informel dans l'économie. Dans notre communication nous étudierons tout d'abord le lien qui existe entre l'industrialisation et la formalisation de l'économie. Tous les pays développés sont passés d'abord par une phase d'industrialisation avant d'entamer la phase des activités de services. Résultat, la taille de leur secteur informel est moins grande. Ce qui n'est pas le cas des pays en développement qui ont brulé cette étape. La formalisation de l'économie par l'industrialisation suppose des entreprises de grande taille et des infrastructures publiques. Dans le cas du Maroc, quels peuvent être les coûts de cette politique et pour quels avantages si l'on sait que l'informel contribue déjà de manière significative au PIB, à l'emploi et au revenu des ménages ?

Résumé du colloque

Le poids grandissant du secteur informel dans les économies, notamment dans l’emploi au sein des pays à faible revenu, impose de l’inscrire parmi les priorités des gouvernements et de la communauté internationale en matière de développement. Ses nombreuses implications en termes de productivité, de compétitivité, d’environnement des affaires et de qualité des emplois offerts en font l’un des défis majeurs à la diversification de ces économies vers des activités plus productives dans les secteurs agricoles et industriels, et à leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales. De toute évidence, l’informel présente des avantages pour les pays à faible revenu du fait des emplois générés et du rôle de soupape de sécurité qu’il joue vis-à-vis des segments les plus défavorisés de la population. D’un autre côté, il induit un niveau de productivité plus faible, de substantiels manques à gagner fiscaux, des niveaux de précarité indescriptibles sur les emplois créés et une dualité dans l’environnement des affaires mettant en péril le cadre réglementaire.

À la lumière des expériences de plusieurs pays de l’espace francophone, ce colloque se propose de faire un état des lieux détaillé du secteur informel, tel qu’il apparaît dans plusieurs régions du monde, à travers une approche factuelle nécessaire pour des politiques publiques basées sur des évidences scientifiques. Le colloque fournit une occasion unique de traiter à la fois des causes, des manifestations, des formes et des conséquences de l’informel, avec des compétences locales et internationales, et dans une approche pluridisciplinaire et multiculturelle. Les mécanismes, modalités et politiques de transition vers l’économie formelle seront également abordés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 12 mai 2016

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