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Informalité du développement urbain à Douala : entre fragilité des politiques publiques de planification et valorisation de l'architecture des quartiers précaires

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Antoine Noubouwo : Ville de Gatineau

Résumé de la communication

À Douala, l'informel ne se limite pas uniquement aux petites activités qui abondent les rues et les ruelles de la ville, mais aussi au processus de développement des quartiers précaires, qui s'étendent dans les zones périphériques et centrales. Malgré des politiques publiques et les documents de planification qui visent à règlementer l'occupation du territoire, ceux-ci sont toujours en pleine croissance et constituent aujourd'hui de véritables morceaux de ville dans la ville. Ils dynamisent l'espace urbain et sont étroitement liés à l'identité et à l'histoire de la ville. À Douala, l'opposition entre habitat précaire et « logement formel », fréquente tant dans les productions scientifiques que dans les représentations de la vie quotidienne des citoyens. Si pour les autorités publiques, les communautés d'habitats précaires demeurent un signe de sous-développement, tant dans la forme urbaine, l'insécurité urbaine et la dévitalisation des territoires, certains chercheurs (Fourchard, 2006 et Noubouwo, 2014) y voient une source d'inspiration ainsi qu'un patrimoine urbain à préserver et à valoriser comme source du développement urbain intégré.

À cet effet, la présente communication a pour objectif de montrer comment l'informalité du développement urbain dans la ville de Douala peut être considérée comme complément au manque des politiques publiques mises en place par l'État et non comme un ensemble de stratégies non formelles visant à encourager le sous-développement.

Résumé du colloque

Le poids grandissant du secteur informel dans les économies, notamment dans l’emploi au sein des pays à faible revenu, impose de l’inscrire parmi les priorités des gouvernements et de la communauté internationale en matière de développement. Ses nombreuses implications en termes de productivité, de compétitivité, d’environnement des affaires et de qualité des emplois offerts en font l’un des défis majeurs à la diversification de ces économies vers des activités plus productives dans les secteurs agricoles et industriels, et à leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales. De toute évidence, l’informel présente des avantages pour les pays à faible revenu du fait des emplois générés et du rôle de soupape de sécurité qu’il joue vis-à-vis des segments les plus défavorisés de la population. D’un autre côté, il induit un niveau de productivité plus faible, de substantiels manques à gagner fiscaux, des niveaux de précarité indescriptibles sur les emplois créés et une dualité dans l’environnement des affaires mettant en péril le cadre réglementaire.

À la lumière des expériences de plusieurs pays de l’espace francophone, ce colloque se propose de faire un état des lieux détaillé du secteur informel, tel qu’il apparaît dans plusieurs régions du monde, à travers une approche factuelle nécessaire pour des politiques publiques basées sur des évidences scientifiques. Le colloque fournit une occasion unique de traiter à la fois des causes, des manifestations, des formes et des conséquences de l’informel, avec des compétences locales et internationales, et dans une approche pluridisciplinaire et multiculturelle. Les mécanismes, modalités et politiques de transition vers l’économie formelle seront également abordés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 12 mai 2016

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