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La cartographie des zones inondables par l'approche hydrogéomorphologique : contexte, développement et application au territoire du Québec méridional

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Clément Besnard : UQAR - Université du Québec à Rimouski

Résumé de la communication

Cette présentation trace le portrait de l'évolution de l'approche hydrogéomorphologique (HGM) au Québec depuis son émergence en 2007 jusqu'à son institutionnalisation. L'approche HGM est née d'un besoin de pallier certaines lacunes des approches cartographiques en vigueur au Québec. L'approche HGM propose des limites de zones inondables déduites d'indicateurs associés à l'action des inondations (constructions sédimentaires, laisses de crues, cicatrices glacielles, repères historiques…). La force de cette approche est donc de se rapporter à des limites physiques tangibles associées à l'action des crues, auxquelles peuvent être inférés des processus (récurrence, intensité, durée). Depuis son émergence, la diversité des études de cas souligne le rôle prépondérant de l'analyste dans l'interprétation des formes et des processus menant à une décision au niveau du zonage (grand courant et faible courant de la PPRLPI). L'approche HGM est une approche intégratrice et flexible, c'est-à-dire, construite à partir d'une combinaison de méthodes tenant compte des particularités spécifiques de chaque milieu. L'approche trouve écho dans le secteur gouvernemental et municipal se traduisant notamment sous la forme de cartographies HGM intégrées au schéma d'aménagement et par son utilisation volontaire par les ministères. Un des buts sous-jacents du développement de l'approche HGM demeure à terme de rencontrer les exigences institutionnelles pour que celle-ci soit recommandée par la PPRLPI.

Résumé du colloque

La prévention des risques naturels : un objectif à atteindre

La troisième conférence onusienne sur la prévention des catastrophes organisée à Sendai, ville du nord-est du Japon, a fait de cette question un « enjeu planétaire ». La prévention est l’« affaire de chacun » a déclaré le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon. Le dernier rapport onusien sur la réduction des risques (Global Assessment Report on Disaster Risk Reduction, GAR15) avance des coûts annuels de plus 200 milliards de dollars liés aux catastrophes naturelles.

La question de la prévention des catastrophes naturelles a été au centre des travaux de la conférence mondiale sur le changement climatique (COP 21 : Paris, du 30 novembre au 11 décembre 2015). On estime aujourd’hui que près de « 70 % des catastrophes naturelles seraient dues au dérèglement climatique ». La mise en place d’une base d’informations mondiale, notamment d’un système « Alerte catastrophe climatique », constitue des objectifs concrets à réaliser dans le court terme.

La Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024 fixe de nombreuses orientations, dont la principale est de « recourir en priorité à la prévention ». Une politique adéquate de prévention passe par une meilleure connaissance des aléas en amont des catastrophes et par une réévaluation de ces aléas en lien avec le changement climatique.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 12 mai 2016

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