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La dynamique de l'entrepreneuriat informel pendant les conflits armés en République Centrafricaine

GS

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Ghislain Service : Université de Bangui

Résumé de la communication

Dans une situation où l'Etat est fragile, la frontière entre l'économie informelle et l'économie formelle devient de plus en plus importante. Ainsi, la République centrafricaine, avec un indice de capital humain égal à 0,341 et victime de plusieurs convulsion économique, s'est vue croitre énormément l'écart entre le secteur informel et formelle (PNUD, 2007).L'objet de ce papier est d'étudier les déterminants de la dynamique de l'entrepreneuriat informel pendant les conflits armés en République Centrafricaine. Les travaux empiriques sur l'entrepreneuriat informel ont été mobilisés. A l'aide d'un modèle Logit, et à partir des données de l'enquête réalisée sur un échantillon de 1650 entrepreneurs informels, il ressort de l'analyse des résultats que lorsque le conflit prenne de l'ampleur d'un point en République Centrafricaine, le niveau d'entrepreneuriat informel augmente de 2,4 points. Nos résultats montrent que depuis le début des conflits en 2012, l'écart entre la frontière de l'entrepreneuriat formel et informel ne cesse d'être accentué. A partir de ces analyses, l'instabilité est retenue comme la soupape de l'entrepreneuriat informel en République Centrafricaine.Toutefois, des efforts restent à faire en République Centrafricaine, non seulement afin de réduire l'instabilité politique mais de faciliter la transition rapide de l'économie informelle à l'économie formelle, source de la relance économique.

Résumé du colloque

Le poids grandissant du secteur informel dans les économies, notamment dans l’emploi au sein des pays à faible revenu, impose de l’inscrire parmi les priorités des gouvernements et de la communauté internationale en matière de développement. Ses nombreuses implications en termes de productivité, de compétitivité, d’environnement des affaires et de qualité des emplois offerts en font l’un des défis majeurs à la diversification de ces économies vers des activités plus productives dans les secteurs agricoles et industriels, et à leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales. De toute évidence, l’informel présente des avantages pour les pays à faible revenu du fait des emplois générés et du rôle de soupape de sécurité qu’il joue vis-à-vis des segments les plus défavorisés de la population. D’un autre côté, il induit un niveau de productivité plus faible, de substantiels manques à gagner fiscaux, des niveaux de précarité indescriptibles sur les emplois créés et une dualité dans l’environnement des affaires mettant en péril le cadre réglementaire.

À la lumière des expériences de plusieurs pays de l’espace francophone, ce colloque se propose de faire un état des lieux détaillé du secteur informel, tel qu’il apparaît dans plusieurs régions du monde, à travers une approche factuelle nécessaire pour des politiques publiques basées sur des évidences scientifiques. Le colloque fournit une occasion unique de traiter à la fois des causes, des manifestations, des formes et des conséquences de l’informel, avec des compétences locales et internationales, et dans une approche pluridisciplinaire et multiculturelle. Les mécanismes, modalités et politiques de transition vers l’économie formelle seront également abordés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 12 mai 2016

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