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La gestion axée sur les résultats (GAR) : levier ou frein aux compétences en supervision pédagogique de directions d'établissement scolaire?

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Daniel APRIL : Université Laval

Résumé de la communication

La philosophie derrière l'approche de gouvernance nommée Gestion axée sur les résultats (GAR) engendre un nombre considérable d'enjeux pour le développement des pratiques des directions d'établissement du Québec (Maroy, 2013). Réciproquement, la supervision pédagogique pour soutenir les enseignants dans l'ajustement de leur acte professionnel constitue aussi un défi pour les systèmes scolaires (Dionne et al., 2013). Dès lors, cette communication rend compte des leviers et des freins de la GAR dans le cadre du développement des pratiques en supervision pédagogique de directions d'établissement scolaire. Nous poserons les jalons du cadre légal de la GAR, définirons le concept de supervision pédagogique et cernerons les principes directeurs de la théorie de la fixation des objectifs (Locke et Latham, 2002; 2006) qui constitue notre cadre conceptuel. Cette communication s'inscrit dans le cadre d'une recherche-action-formation menée auprès de 21 directions de la commission scolaire des Découvreurs dans le cadre du programme Chantier 7. Les résultats montrent que la GAR est perçue comme un travail administratif lourd et exigeant. Certaines directions semblent aussi avoir un sentiment d'efficacité limité quant à leur expertise pédagogique, mais veulent faire reconnaître leur expertise auprès des supervisés. Malgré ces limites, la GAR semble soutenir le discours pédagogique des directions et amener l'équipe-école à adhérer aux visées et aux valeurs véhiculées.

Résumé du colloque

Ce colloque, organisé par l’Association pour le développement de l’enseignement et de la recherche en administration de l’éducation (ADERAE), vise à rendre compte du développement de compétences des directions d’établissement scolaire, tout comme de leur rôle dans le développement des compétences de leur personnel et des compétences collectives.

Comme en témoignent l’évolution des programmes de formation initiale et continue ainsi que la prolifération de référentiels de compétences permettant de codifier les pratiques, la fonction de direction d’un établissement scolaire se professionnalise. Si la fonction repose d’abord sur des compétences d’enseignement (Bernatchez, 2011; IsaBelle, 2010) acquises lors des années de pratiques (un minimum d’expérience dans un poste d’enseignement est obligatoire – p. ex., 5 ans au Québec et en Ontario; 3 ans au Manitoba), les directions peuvent accéder au poste après avoir complété une portion de leur formation en gestion, qu’elles poursuivent durant leur intégration.

Dans la perspective où les directions doivent assurer leur agir compétent autant que celui de leur personnel, ainsi que favoriser la formation continue et le développement de compétences collectives (Amherdt, Dupuich-Rabasse, Emery et Giauque, 2002), nous interrogeons dans ce colloque le processus de formation et d’accès diligent à la fonction ainsi que le développement des compétences qui s’acquièrent progressivement tout au long d’une vie professionnelle en contextes formel, non formel ou informel.

De quelles compétences est-il question? Comment les directions développent-elles leurs compétences à travers le processus formation-pratique? En quoi les politiques en éducation et les caractéristiques des différents milieux influent-elles sur les compétences requises dans la gestion d’un établissement scolaire? Comment les directions participent-elles au développement des compétences de leur personnel? Comment les directions favorisent-elles le développement de compétences collectives?

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 12 mai 2016

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