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La méthodologie consensuelle augmentée du BNQ21000 : Un cas de transdisciplinarité et de légitimité

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Edith Lecours : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Le processus de création des normes est globalement standardisé depuis la publication du guide ISO/IEC 59 qui dicte une méthodologie consensuelle standardisée qui dicte un ensemble de règles très précises. Les étapes usuelles du développement de normes sont les suivantes : 1) Formation d'un comité de normalisation équilibré et représentatif composé de n personnes concernées par le sujet; 2) Rédaction du contenu technique; 3) Enquête publique; 4) Vote du comité; 5) Approbation finale par la direction de l'organisme normalisateur. Cette présentation portera entre autres sur les avantages et les limites de cette approche au niveau de son application et de sa légitimité.

La norme BNQ21000 avait pour objet l'intégration des principes de la Loi sur le développement durable dans la gestion des organisations, ce qui appelait à la transdisciplinarité. Afin de favoriser l'émergence d'un consensus sur un tel contenu, un comité de scientifiques a été mandaté préalablement à la formation du comité pour effectuer des travaux préliminaires (grille d'auto-évaluation) et rester parallèlement en appui tout au long du processus de création. L'étude du cas du développement de la norme BNQ21000 permet de proposer a posteriori une méthodologie consensuelle augmentée particulièrement efficace pour contrer les limites de la méthodologie standard face à la transdisciplinarité, tout en contribuant à augmenter la légitimité accordée à la norme ainsi créée.

Résumé du colloque

Le colloque porte sur la transdisciplinarité, comme objet de recherche et comme démarche de recherche alliant connaissance et action en vue de la résolution de problèmes sociaux concrets. Si les recherches transdisciplinaires tendent à montrer les limites des démarches purement disciplinaires pour approcher la complexité grandissante de ces problèmes, elles se distinguent par leur approche épistémologique ou méthodologique. De plus, ces recherches sont fragmentées par la très grande variété des problèmes abordés. Or, la prise de conscience grandissante de la fragilité des écosystèmes tend à mettre en évidence les liens invisibles entre la santé, l’environnement et la technologie. Les sciences humaines, de la nature et de la santé sont appelées à s’allier et à joindre les utilisateurs de ces savoirs, prenant conscience des limites de leur paradigme respectif et du potentiel d’autrui. Des domaines variés, comme la santé, l’environnement, l’urbanisme, etc., sont visés par ce colloque. L’émergence de regroupements stratégiques comme le CIRODD (Centre interdisciplinaire de recherche en opérationnalisation du développement durable), qui réunit plus de 15 chaires et centres de recherche et 82 chercheurs en provenance de 11 universités pour catalyser des projets en opérationnalisation du développement durable à l’interface de l’ingénierie et des sciences humaines, montre bien la nécessité et la complexité du croisement des problèmes auxquels s’intéressent les différentes approches transdisciplinaires. Tout se passe comme si un deuxième niveau de transdisciplinarité avait été atteint, croisant cette fois des problèmes concrets jusqu’ici traités séparément.Ces croisements inédits exacerbent les enjeux épistémologiques, méthodologiques et les enjeux d’organisation de la recherche. Des questions liées à la définition, aux objectifs, à la méthode et à la légitimité de la transdisciplinarité sont visées par ce colloque.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 12 mai 2016

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