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La microfinance : rationalité des acteurs et mécanismes de coordination

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Guy Jean Bruno Botata : ISTA CEMAC

Résumé de la communication

La théorie néoclassique (standard, selon l'appellation d'Olivier Favereau) considère le marché comme le seul dispositif de coordination pour les échanges et les transactions entre les agents économiques. Le prix joue le rôle d'un « signal » permettant de coordonner tous les comportements individuels des agents. Concrètement, le prix va être l'information permettant aux agents de savoir quels biens produire, combien de travailleurs embauchés, etc.

D'autres approches (institutionnaliste ou conventionnaliste) considèrent que le marché est loin de constituer l'unique mécanisme de coordination ; les institutions assurent également l'allocation des ressources et l'organisation de la production. Dans l'optique de la théorie des conventions, les processus de coordination par des règles interviennent à tous les niveaux de l'activité économique, y compris les plus micro-économiques. Dans les systèmes de la micro-finance, à l'instar des autres unités économiques, on observe plusieurs formes de coordination. Mais les systèmes de la micro-finance présentent la particularité d'être les unités où il y a une tendance à la prédominance des formes de coordination non marchandes (coutumes, code de conduites, les usages locaux, etc.). La question est celle de savoir si ces modes de coordination constituent ou non une source de résistance à l'évolution du secteur financier informel.

Résumé du colloque

Le poids grandissant du secteur informel dans les économies, notamment dans l’emploi au sein des pays à faible revenu, impose de l’inscrire parmi les priorités des gouvernements et de la communauté internationale en matière de développement. Ses nombreuses implications en termes de productivité, de compétitivité, d’environnement des affaires et de qualité des emplois offerts en font l’un des défis majeurs à la diversification de ces économies vers des activités plus productives dans les secteurs agricoles et industriels, et à leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales. De toute évidence, l’informel présente des avantages pour les pays à faible revenu du fait des emplois générés et du rôle de soupape de sécurité qu’il joue vis-à-vis des segments les plus défavorisés de la population. D’un autre côté, il induit un niveau de productivité plus faible, de substantiels manques à gagner fiscaux, des niveaux de précarité indescriptibles sur les emplois créés et une dualité dans l’environnement des affaires mettant en péril le cadre réglementaire.

À la lumière des expériences de plusieurs pays de l’espace francophone, ce colloque se propose de faire un état des lieux détaillé du secteur informel, tel qu’il apparaît dans plusieurs régions du monde, à travers une approche factuelle nécessaire pour des politiques publiques basées sur des évidences scientifiques. Le colloque fournit une occasion unique de traiter à la fois des causes, des manifestations, des formes et des conséquences de l’informel, avec des compétences locales et internationales, et dans une approche pluridisciplinaire et multiculturelle. Les mécanismes, modalités et politiques de transition vers l’économie formelle seront également abordés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
Discutant-e- de la session : Isabelle BECHO
section icon Date : 12 mai 2016

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