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Francine Julien-Gauthier : Université Laval
Pour les jeunes ayant une déficience intellectuelle (DI), la transition de l'école à la vie active revêt une importance capitale puisqu'elle constitue un tremplin vers la vie adulte. La réussite de la transition se concrétise par une vie active à la fin de la scolarisation, c'est-à-dire une participation sociale optimale selon le point de vue du jeune, qui contribue à son bien-être et à l'exercice de rôles sociaux valorisés dans sa famille et dans sa communauté. Cette étude vise à connaître la participation sociale de jeunes adultes ayant une DI, un an après la fin de la scolarisation. Les participants sont seize jeunes adultes qui ont quitté le milieu scolaire depuis 13 à 22 mois. Ils ont participé à des rencontres de groupe de discussion focalisé au sujet de leur participation sociale dans les régions de la Mauricie (2), du Centre-du-Québec (1) et de Québec (2). Les données sont traitées selon une approche de type inductif, qui préconise une analyse guidée par les objectifs de recherche (Thomas, 2006). Les résultats montrent l'évolution de ces jeunes adultes, leur participation à la vie familiale et collective, les réussites dans l'insertion sociale et professionnelle et les zones de vulnérabilité. Ils suggèrent un meilleur arrimage entre les organismes de soutien à la participation sociale lors du processus de transition vers la vie active. La nécessité de soutenir l'insertion sociale et professionnelle de ces jeunes adultes au-delà de la scolarisation est soulignée.
Au cours des vingt dernières années, le développement des services destinés aux personnes présentant une déficience intellectuelle (DI) a d’abord visé à favoriser leur intégration sociale puis, par la suite, à leur permettre une plus grande participation sociale et une plus grande inclusion. Ces orientations successives ont entraîné le développement d’une offre de services diversifiée en fonction des caractéristiques individuelles, des milieux de vie et des environnements au sein desquels ces personnes évoluent, de même qu’en fonction de problématiques complexes susceptibles de contraindre leur inclusion (ex. : polyhandicap, troubles graves du comportement, comorbidité de problèmes développementaux ou de santé mentale). Dans leur ensemble, ces services et les interventions qui les composent doivent favoriser le développement et soutenir l’utilisation optimale des capacités de ces personnes à chaque étape de leur vie. Ils visent également la transformation des environnements physiques, humains et sociaux devant faciliter l’adaptation et l’inclusion des personnes présentant une DI.
La recherche scientifique associée au développement, à la mise en œuvre et à l’évaluation de ces interventions et services s’est fortement développée au cours de la dernière décennie. Ce colloque permettra de présenter les résultats de différentes recherches relatives aux interventions destinées aux personnes présentant une DI et à leur entourage. Les thèmes choisis correspondent à plusieurs questions actuelles pour lesquelles l’acquisition de nouvelles connaissances s’avère utile et pertinente pour les milieux d’intervention dans la perspective de l’amélioration continue de leurs services. Les thèmes abordés à travers les différentes communications ainsi que les périodes d’échange permettront de mettre en relief les principaux défis de la recherche dans un contexte de continuité des services et d’interventions interdisciplinaires et intersectorielles.
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