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Marie-Claude Larouche : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Alors que l'élaboration de produits « occupe une place importante dans l'activité éducative », la recherche développement constitue un type de recherche encore « peu documenté » (Loiselle et al. 2007, p.40, 41). Menés dans cette perspective et de nature collaborative, nos travaux prennent leur source au croisement dedeux contextes éducatifs, formel et non formel,en lien avec l'apprentissage de l'univers social (géographie, histoire et éducation à la citoyenneté).Relevant du secteur non formel de l'éducation, les musées, institutions à caractère patrimonial, développent une offre éducative et culturelle avec l'apport grandissant des technologies mobiles (Smith, 2009) facteur d'intérêt notamment pour les publics scolaires.Entretemps,dans le milieu formel de l'éducation, l'approche culturelle de l'enseignement, l'une des deux visées de la réforme avec le rehaussement culturel des programmes d'études (MEQ, 1997), demeure source de confusion (Côté et al., 2010); et le patrimoine culturel, quasi absent du curriculum de sciences humaines (Allard, 2011). Marquées par une volonté de rapprochement de ces deux milieux, nos recherches ont pour objectifs de contribuer : 1) à la définition de visées éducatives par des musées partenaires en lien avec les sciences humaines; 2) à la conception d'actions éducatives et culturelles novatrices; et 3) à leur validation. Nous discuterons des avantages et les limites rencontrés par nos recherches, en questionnant finalités et résultats obtenus.
Chaque année, de nombreux chercheurs en sciences de l’éducation mettent en place des projets qu’ils inscrivent dans une démarche de recherche collaborative. Cette dernière, en incitant les participants à concevoir la recherche dans une perspective non pas de transmission mais bien de coconstruction et de codéveloppement (Heron et Reason, 1997; Reason et Bradbury, 2000; Desgagnés et al., 2001), enrichit la recherche des dimensions praxéologiques et contextuelles difficilement accessibles par la recherche traditionnelle. En articulant de façon proximale théorie et pratique et en rapprochant les praticiens et les chercheurs dans un projet partagé – bien que multifinalisé – (Lefrançois, 1997), la recherche collaborative semble s’imposer comme la réponse à la mission scientifique de nos disciplines : soutenir les professionnels de l’enseignement en développant des outils ancrés dans des problématiques contextuelles et dépassant la simple résolution de problème afin de produire des savoirs nouveaux et une compréhension approfondie des situations.
Naissent ainsi des équipes formées d’universitaires, d’enseignants, de conseillers pédagogiques, d’étudiants : toutes se revendiquent de la recherche collaborative, pourtant leur structure, leur fonctionnement et parfois les cadres théorique et méthodologique qui les animent diffèrent.
Comment définir la recherche collaborative aujourd’hui au Québec? Quelles sont les différences avec la recherche action ou la recherche en partenariat? Quels en sont les enjeux, les avantages et les limites?
En réunissant les acteurs de plusieurs équipes de forme et de nature différentes, en invitant les participants à confronter leurs définitions du concept et à partager et comparer leurs expériences, les organisatrices de ce colloque souhaitent offrir aux participants un espace de réflexion qui leur permettra de trouver des réponses à ces questions et de formuler des pistes de développement vers des formules « gagnantes ».
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