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Jean Cadieux : Université de Sherbrooke
À la gestion standard des organisations, la gestion du DD en entreprise amène avec elle l'inclusion des parties prenantes et exige une bonne dose de transdisciplinarité. Dans le cadre de l'élaboration de la grille d'autoévaluation de la Norme BNQ21000, afin de bien couvrir le DD sous toutes ses facettes, 21 enjeux de gestion de l'organisation furent nécessaires. Ces enjeux de gestion se sont répartis suivant un quadruple bilan : environnemental, social, économique et moral. En termes de gestion, il est possible de voir ces bilans comme étant les représentations d'effet silos. C'est compréhensible, car avec du recul, chacun des enjeux représente, à toute fin pratique, une spécialité. Afin de relever le défi, 21 spécialistes furent préalablement associés au projet, chacun ayant le potentiel de tirer les couvertures du DD vers sa spécialité, une problématique bien connue. Afin d'aligner l'ensemble des visions et de faire converger les travaux vers un seul et même objectif, soit l'inclusion des principes de la Loi sur le DD du Québec dans la gestion des organisations, le principe du sextant a été élaboré. La problématique est profonde car les principes de la Loi sont d'un niveau de pensée « macro » alors que la gestion se situe à un niveau de pensée « micro ». Ce principe exploite justement la différence entre ces niveaux de pensée et permet de canaliser l'ensemble des points de vue vers une vision transdisciplinaire globale et unifiée.
Le colloque porte sur la transdisciplinarité, comme objet de recherche et comme démarche de recherche alliant connaissance et action en vue de la résolution de problèmes sociaux concrets. Si les recherches transdisciplinaires tendent à montrer les limites des démarches purement disciplinaires pour approcher la complexité grandissante de ces problèmes, elles se distinguent par leur approche épistémologique ou méthodologique. De plus, ces recherches sont fragmentées par la très grande variété des problèmes abordés. Or, la prise de conscience grandissante de la fragilité des écosystèmes tend à mettre en évidence les liens invisibles entre la santé, l’environnement et la technologie. Les sciences humaines, de la nature et de la santé sont appelées à s’allier et à joindre les utilisateurs de ces savoirs, prenant conscience des limites de leur paradigme respectif et du potentiel d’autrui. Des domaines variés, comme la santé, l’environnement, l’urbanisme, etc., sont visés par ce colloque. L’émergence de regroupements stratégiques comme le CIRODD (Centre interdisciplinaire de recherche en opérationnalisation du développement durable), qui réunit plus de 15 chaires et centres de recherche et 82 chercheurs en provenance de 11 universités pour catalyser des projets en opérationnalisation du développement durable à l’interface de l’ingénierie et des sciences humaines, montre bien la nécessité et la complexité du croisement des problèmes auxquels s’intéressent les différentes approches transdisciplinaires. Tout se passe comme si un deuxième niveau de transdisciplinarité avait été atteint, croisant cette fois des problèmes concrets jusqu’ici traités séparément.Ces croisements inédits exacerbent les enjeux épistémologiques, méthodologiques et les enjeux d’organisation de la recherche. Des questions liées à la définition, aux objectifs, à la méthode et à la légitimité de la transdisciplinarité sont visées par ce colloque.
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