pen icon Colloque
quote

La transition vers l'économie formelle

BN

Membre a labase

Benoit Christian Nyemek : Université de Douala

Résumé de la communication

La question de la transition des unités informelles semble admise. La dynamique du secteur informel permet de distinguer l'informel évolutif dont les activités sont susceptibles d'évoluer vers le statut de véritables entreprises modernes, par opposition aux activités de l'informel involutif. La transition vers l'économie formelle suppose une transformation, une mutation profonde, progressive et endogène des unités informelles sous l'effet conjugué des facteurs internes et externes. L'une des caractéristiques principales des unités informelles étant la dépendance vis-à-vis de leurs promoteurs, omniprésents à tous les niveaux de gestion, la modernisation des unités informelles ne saurait se faire sans leur adhésion aux politiques publiques de transition. A cet effet, comment les promoteurs des unités informelles perçoivent-ils les politiques publiques de transition vers l'économie formelle ? Et leur perception peut-elle influencer le processus de transition ? L'objectif de ce travail est de montrer que la perception des promoteurs des unités informelles sur les politiques publiques de transition vers l'économie moderne détermine le processus de transition. Une enquête auprès de 400 promoteurs des activités informelles au Cameroun et le test d'indépendance du Khi-deux indiquent que la perception des propriétaires des unités informelles sur les politiques publiques de transition a une influence sur le processus de transition.

Résumé du colloque

Le poids grandissant du secteur informel dans les économies, notamment dans l’emploi au sein des pays à faible revenu, impose de l’inscrire parmi les priorités des gouvernements et de la communauté internationale en matière de développement. Ses nombreuses implications en termes de productivité, de compétitivité, d’environnement des affaires et de qualité des emplois offerts en font l’un des défis majeurs à la diversification de ces économies vers des activités plus productives dans les secteurs agricoles et industriels, et à leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales. De toute évidence, l’informel présente des avantages pour les pays à faible revenu du fait des emplois générés et du rôle de soupape de sécurité qu’il joue vis-à-vis des segments les plus défavorisés de la population. D’un autre côté, il induit un niveau de productivité plus faible, de substantiels manques à gagner fiscaux, des niveaux de précarité indescriptibles sur les emplois créés et une dualité dans l’environnement des affaires mettant en péril le cadre réglementaire.

À la lumière des expériences de plusieurs pays de l’espace francophone, ce colloque se propose de faire un état des lieux détaillé du secteur informel, tel qu’il apparaît dans plusieurs régions du monde, à travers une approche factuelle nécessaire pour des politiques publiques basées sur des évidences scientifiques. Le colloque fournit une occasion unique de traiter à la fois des causes, des manifestations, des formes et des conséquences de l’informel, avec des compétences locales et internationales, et dans une approche pluridisciplinaire et multiculturelle. Les mécanismes, modalités et politiques de transition vers l’économie formelle seront également abordés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 12 mai 2016

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :