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Marie Elisabeth DICKO DEMBELE : Ministère de la Jeunesse, de l'Emploi et de la Construction Citoyenne
L'économie formelle, régulée par des règles, normes et procédures, permet d'instaurer un climat de confiance vis-à-vis des partenaires et les sécurise au même titre que les travailleurs indépendants, PME/PMI bénéficiaires des appuis techniques et financiers. L'économie informelle, à la différence de l'économie formelle, est exposée à de nombreux risques inhérents aux conditions de marché.
Les populations pauvres sont les plus présentes dans l'économie informelle et très souvent contraintes de s'en remettre à un système basé sur l'argent liquide, à la fois risqué, cher et inefficace. Les finances numériques présentent l'avantage de contourner les risques et amorcer le cap vers l'économie formelle, régulée par des règles, normes et procédures.
Quant à l'inclusion financière, elle a pour objet de favoriser l'accès des plus pauvres aux services financiers. Divers outils et instruments sont utiles à différents degrés, pour l'atteinte de cet objectif qui est pratiquement une exigence de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion. En effet, pour lutter contre la pauvreté, et améliorer les revenus des plus pauvres la micro finance est un instrument privilégié, notamment dans les pays en voie de développement, comme le Mali, et beaucoup d'organisations humanitaires nationales et internationales.
La transition vers l'économie formelle suppose une évolution à partir de l'économie informelle, d'où l'utilité d'une parfaite maîtrise de cette dernière, en vue de l'atteinte des objectifs planifiés.
Le poids grandissant du secteur informel dans les économies, notamment dans l’emploi au sein des pays à faible revenu, impose de l’inscrire parmi les priorités des gouvernements et de la communauté internationale en matière de développement. Ses nombreuses implications en termes de productivité, de compétitivité, d’environnement des affaires et de qualité des emplois offerts en font l’un des défis majeurs à la diversification de ces économies vers des activités plus productives dans les secteurs agricoles et industriels, et à leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales. De toute évidence, l’informel présente des avantages pour les pays à faible revenu du fait des emplois générés et du rôle de soupape de sécurité qu’il joue vis-à-vis des segments les plus défavorisés de la population. D’un autre côté, il induit un niveau de productivité plus faible, de substantiels manques à gagner fiscaux, des niveaux de précarité indescriptibles sur les emplois créés et une dualité dans l’environnement des affaires mettant en péril le cadre réglementaire.
À la lumière des expériences de plusieurs pays de l’espace francophone, ce colloque se propose de faire un état des lieux détaillé du secteur informel, tel qu’il apparaît dans plusieurs régions du monde, à travers une approche factuelle nécessaire pour des politiques publiques basées sur des évidences scientifiques. Le colloque fournit une occasion unique de traiter à la fois des causes, des manifestations, des formes et des conséquences de l’informel, avec des compétences locales et internationales, et dans une approche pluridisciplinaire et multiculturelle. Les mécanismes, modalités et politiques de transition vers l’économie formelle seront également abordés.
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