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Le comportement financier des entreprises des secteurs formel et informel en Afrique

HN

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Herve Ndoume Essingone : institut national des sciences de gestion

Résumé de la communication

Le comportement financier des entreprises du secteur formel et informel est-il différent ? Une telle question, loin simplement de troubler la littérature financière traditionnelle, qui a déterminé un modèle comportemental universel des entreprises face à leur choix de financement et d'investissement, constitue en réalité, une pièce supplémentaire du puzzle financier dans un contexte où, la vision financière traditionnelle est contestée notamment dans le cas des entreprises familiales (Hirigoyen, 2014) dont les caractères sont proches des entreprises informelles. En Afrique par exemple, les banques tendent à adopter face aux entreprises une offre de produits bancaires indifférenciée, sans doute pour contourner le risque asymétrique. Les circuits financiers informels, en dépit de leur originalité, connaissent certaines limites liées à leur capacité à accompagner les entreprises lorsqu'elles franchissent un certain seuil dans leur développement.

Notre contribution s'interroge sur l'homogénéité de comportement financier entre les entreprises du secteur formel et informel en Afrique. En effet, même si l'accès aux sources financières formelles est davantage ouvert aux entreprises du secteur formel, le comportement face à ces choix parait-il identique ou, marque-t-il profondément la distinction faite entre ces secteurs ? Autrement dit, quels sont les comportements financiers des entreprises des secteurs formel et informel en Afrique ? Sont-ils identiques ou différenciés ?

Résumé du colloque

Le poids grandissant du secteur informel dans les économies, notamment dans l’emploi au sein des pays à faible revenu, impose de l’inscrire parmi les priorités des gouvernements et de la communauté internationale en matière de développement. Ses nombreuses implications en termes de productivité, de compétitivité, d’environnement des affaires et de qualité des emplois offerts en font l’un des défis majeurs à la diversification de ces économies vers des activités plus productives dans les secteurs agricoles et industriels, et à leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales. De toute évidence, l’informel présente des avantages pour les pays à faible revenu du fait des emplois générés et du rôle de soupape de sécurité qu’il joue vis-à-vis des segments les plus défavorisés de la population. D’un autre côté, il induit un niveau de productivité plus faible, de substantiels manques à gagner fiscaux, des niveaux de précarité indescriptibles sur les emplois créés et une dualité dans l’environnement des affaires mettant en péril le cadre réglementaire.

À la lumière des expériences de plusieurs pays de l’espace francophone, ce colloque se propose de faire un état des lieux détaillé du secteur informel, tel qu’il apparaît dans plusieurs régions du monde, à travers une approche factuelle nécessaire pour des politiques publiques basées sur des évidences scientifiques. Le colloque fournit une occasion unique de traiter à la fois des causes, des manifestations, des formes et des conséquences de l’informel, avec des compétences locales et internationales, et dans une approche pluridisciplinaire et multiculturelle. Les mécanismes, modalités et politiques de transition vers l’économie formelle seront également abordés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
Discutant-e- de la session : Isabelle BECHO
section icon Date : 12 mai 2016

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