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Priscilla Ananian : UQAM - Université du Québec à Montréal
La communication porte sur les formes, modalités et enjeux de transformation du cadre physico-spatial du Vieux-Montréal par la construction de nouveaux condominiums résidentiels. À Montréal comme dans d'autres grands centres urbains, le redéploiement de la fonction résidentielle dans les quartiers centraux s'est progressivement légitimé face à la dévitalisation de ces secteurs anciennement industriels. De nombreuses interventions ont eu lieu sur les espaces publics, dont la valorisation du patrimoine et de l'héritagearchitecturaux confortant le développement touristique et résidentiel. Or, le redéploiement de la fonction résidentielle soutenu par une approche entrepreneuriale des acteurs publics et par l'action des promoteurs immobiliers façonne le tissu urbain et social du quartier. Ce redéploiement serait-il gage de développement urbain durable? Dans quelle mesure la production résidentielle récente contribue-t-elle à conforter ce référentiel?
Notre méthodologie repose sur l'analyse de contenu du Plan de protection et de mise en valeur du Vieux-Montréal 2017 (2013) et sur une cartographie inédite des condominiums résidentiels construits dans le quartier. Il resort que les nouveau complexes résidentiels démultiplient les interfaces de contact avec d'autres activités commerciales, administratives, touristiques et évènementielles. De plus, ils prennent peu en compte le caractère du lieu et les principesd'aménagement adoptés par la Ville.
Dès les années 1970, l’émergence d’une conscience « écologique » a remis en question l’« idéologie de la croissance » qui présidait au développement des villes après la Seconde Guerre mondiale. À la suite du rapport Halte à la croissance du Club de Rome de 1972, des chocs pétroliers de 1972 et 1979, de la multiplication des grandes catastrophes industrielles comme celles de Bhopal en 1984 et Tchernobyl en 1986, de la montée des mouvements écologistes, du rapport Brundtland de 1987 et du troisième Sommet de la Terre tenu à Rio de Janeiro en 1992, qui a donné naissance à l’Agenda 21, les modalités traditionnelles de planification et de gestion urbaines ont été appelées à être configurées sous un autre jour, celui du « développement urbain durable ». Ce principe devient un « impératif » des politiques publiques et un « cadre de référence pour l’action publique urbaine ». Le développement urbain durable constitue alors une prescription qui renvoie, en principe, à l’intégration des dimensions économiques, environnementales, sociales et culturelles dans le développement des villes. Dans la foulée du Sommet sur le développement durable qui s’est tenu à New York en septembre 2015, dont l’un des objectifs renvoie aux « villes et collectivités durables », ce colloque vise à faire le point sur la mise en pratique de la « ville durable ». Les stratégies de développement urbain durable sont-elles efficaces? De quel point de vue et comment en évaluer les effets? Ces stratégies accordent-elles une importance prépondérante à la dimension environnementale, en mettant l’accent sur les enjeux du transport, de la densité urbaine ou des espaces verts? Dans quelle mesure les dimensions sociale et culturelle sont-elles également prises en compte? Et l’objectif de croissance est-il véritablement remis en cause? Voilà des questions auxquelles les participants de ce colloque tenteront d’apporter des réponses.
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