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Mathilde Rudloff : Université de Montréal
Opérationnaliser l'idée d'un développement durable est un défi présent déjà en 1992, alors que la communauté internationale adoptait le plan d'action connu comme Agenda 21, dans la foulée du Sommet de la terre à Rio de Janeiro. Presque un quart de siècle plus tard, on fait face à ce même défi de mise en œuvre en se servant des outils web pour faciliter la diffusion de bonnes pratiques, notamment en matière d'urbanisme. Quels sont ces outils ? En quoi peuvent-ils susciter un véritable changement de pratiques en matière d'aménagement urbain ? La présentation s'articule autour de ces questions, en prenant appui sur l'analyse du contenu d'une trentaine de plateformes web francophones, la plupart développées au Québec. Une typologie de ces plateformes est proposée, en faisant ressortir non seulement leurs caractéristiques en termes de forme et de contenu, mais aussi leur capacité à susciter une approche réflexive auprès des usagers, et en particulier des professionnels de l'urbanisme. Cette étude est menée dans le cadre d'une maîtrise en urbanisme (travail dirigé) à l'École d'urbanisme et d'architecture de paysage de l'Université de Montréal, en partenariat avec l'Ordre des urbanistes du Québec.
Dès les années 1970, l’émergence d’une conscience « écologique » a remis en question l’« idéologie de la croissance » qui présidait au développement des villes après la Seconde Guerre mondiale. À la suite du rapport Halte à la croissance du Club de Rome de 1972, des chocs pétroliers de 1972 et 1979, de la multiplication des grandes catastrophes industrielles comme celles de Bhopal en 1984 et Tchernobyl en 1986, de la montée des mouvements écologistes, du rapport Brundtland de 1987 et du troisième Sommet de la Terre tenu à Rio de Janeiro en 1992, qui a donné naissance à l’Agenda 21, les modalités traditionnelles de planification et de gestion urbaines ont été appelées à être configurées sous un autre jour, celui du « développement urbain durable ». Ce principe devient un « impératif » des politiques publiques et un « cadre de référence pour l’action publique urbaine ». Le développement urbain durable constitue alors une prescription qui renvoie, en principe, à l’intégration des dimensions économiques, environnementales, sociales et culturelles dans le développement des villes. Dans la foulée du Sommet sur le développement durable qui s’est tenu à New York en septembre 2015, dont l’un des objectifs renvoie aux « villes et collectivités durables », ce colloque vise à faire le point sur la mise en pratique de la « ville durable ». Les stratégies de développement urbain durable sont-elles efficaces? De quel point de vue et comment en évaluer les effets? Ces stratégies accordent-elles une importance prépondérante à la dimension environnementale, en mettant l’accent sur les enjeux du transport, de la densité urbaine ou des espaces verts? Dans quelle mesure les dimensions sociale et culturelle sont-elles également prises en compte? Et l’objectif de croissance est-il véritablement remis en cause? Voilà des questions auxquelles les participants de ce colloque tenteront d’apporter des réponses.
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