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Annie Duplessis : UQO - Université du Québec en Outaouais
Une étude publiée en 2010 identifie les neuf villes québécoises dont les pratiques sont les meilleures en matière de web municipal (CEFRIO, 2010). Le CEFRIO définit les « meilleures pratiques » comme étant la présence de certains contenus et de certaines fonctionnalités sur les sites web municipaux. La présence de ces contenus et de ces fonctionnalités a pour objectif principal de rendre l'information sur les affaires municipales accessibles aux citoyens. Cependant, la présence d'un contenu sur un site web le rend-elle forcément accessible ? Dans un contexte où 53 % de la population du Québec a un faible niveau de compétences en littératie (Statistiques Canada, 2013), les contenus textuels doivent être conçus et présentés de sorte que l'information qu'ils contiennent soit accessible à tous les citoyens, et ce, peu importe leur degré de littératie. Ma recherche vise donc à évaluer l'accessibilité de l'information textuelle des sites web municipaux du Québec qui, selon le CEFRIO, possèdent les meilleures pratiques. À partir de critères communs à plusieurs experts en rédaction web et en rédaction professionnelle, j'ai créé une grille d'évaluation pour mesurer l'accessibilité de l'information textuelle des sites web à l'étude. Les résultats démontrent que le système de navigation de même que la lisibilité et l'intelligibilité des contenus textuels nécessitent des améliorations pour que les citoyens, sans égard à leur degré de littératie, aient accès à l'information.
Selon de nombreuses perspectives, les communautés collaboratives sont le fondement de notre société. Elles représentent l’intersection de nos structures sociales, économiques, environnementales — tout ce que nous construisons et partageons ensemble, de la qualité de l’eau à l’éducation et à la gouvernance de nos systèmes sociaux traditionnels et, maintenant, numériques. La « transgouvernance » de cet héritage historique a toujours guidé les différents mouvements du développement durable et celui de nos organisations les plus innovantes. L’accélération actuelle du changement technologique a contraint plusieurs gouvernements et chefs de file étrangers à réaliser l’urgence d’agir devant les crises financières, le vieillissement de la population, l’insatisfaction par rapport aux politiques des services publics, les dangers environnementaux. Les turbulences technologiques entraînent des ruptures sociétales de grande ampleur : elles changent la façon dont les gens vivent, travaillent, interagissent, apprennent. Devant ces changements, les consommateurs numériques deviennent aussi des citoyens numériques, qui ont de nouvelles attentes vis-à-vis de l’administration, tout en ayant une ferme volonté d’innover à différents paliers de gouvernement. Il existe un consensus très fort sur ce qui devrait être fait avec l’engagement des usagers ou designers de la société civile : l’augmentation de la confiance du public envers les pouvoirs, la responsabilité sociale des organisations, la reddition de compte, la productivité, l’innovation ouverte, la co-création, une nouvelle façon de penser de la part de nos leaders politiques, la pensée systémique et le design thinking pour approcher les problématiques et y apporter des solutions appropriées, comme une nouvelle politique de mobilisation des connaissances au Québec. Toutefois, aujourd’hui, c’est le temps de l’action intégrant une orientation forte sur l’implantation.
Ce colloque sera l’occasion de réunir durant deux jours des intervenants de l’université, des gouvernements, de l’entreprise privée et de la société civile pour faire faire le point sur trois grands thèmes liés à la gouvernance des connaissances dans l’économie numérique :
1. Gouvernance numérique et démocratie
2. Médias socionumériques et gouvernance
3. Codesign, transdisciplinarité et gouvernance
Thème du colloque :