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Les entreprises informelles du secteur agricole du Mali : atouts et contraintes

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Boubacar Macalou : Groupe de Recherche Actions pour le Développement (GRAD)

Résumé de la communication

Le Mali est un pays surtout désertique avec une superficie de 1 241 238 km². Avec un taux d'accroissement annuel de 3,6% par an, la population projetée en 2020 est d'environ 20 913 00 habitants. L'agriculture constitue la principale activité économique et elle occupe près de 80% de la population. Elle est surtout tributaire de la pluviométrie dans la mesure où la maîtrise de l'eau par le biais de l'irrigation est encore faible. L'activité est pratiquée durant la saison des pluies qui dure 1 à 5 mois.

En outre, les entreprises agricoles sont très peu équipées et ont peu ou pas accès au financement. A cela, il convient d'ajouter la vulnérabilité aux aléas climatiques ; la faible performance imputable au bas niveau technique et à l'absence d'intensification ; de faibles capacités d'adaptation aux problèmes environnementaux ; la faiblesse des opportunités de valorisation des produits agricoles locaux ; l'insuffisance du dispositif d'appui-conseil ; l'absence de prix rémunérateurs aux producteurs. Les principales contraintes se situent donc à trois niveaux : la production ; les marchés et la transformation.

Faute de mesures idoines pour lever ces contraintes par l'amélioration de la production et de l'accès aux marchés, le pays est exposé à l'insécurité alimentaire chronique ; à une pauvreté surtout rurale avec son corollaire d'exode rural et de taux d'urbanisation excessifs ; à une balance commerciale déficitaire à cause des importations de produits alimentaires.

Résumé du colloque

Le poids grandissant du secteur informel dans les économies, notamment dans l’emploi au sein des pays à faible revenu, impose de l’inscrire parmi les priorités des gouvernements et de la communauté internationale en matière de développement. Ses nombreuses implications en termes de productivité, de compétitivité, d’environnement des affaires et de qualité des emplois offerts en font l’un des défis majeurs à la diversification de ces économies vers des activités plus productives dans les secteurs agricoles et industriels, et à leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales. De toute évidence, l’informel présente des avantages pour les pays à faible revenu du fait des emplois générés et du rôle de soupape de sécurité qu’il joue vis-à-vis des segments les plus défavorisés de la population. D’un autre côté, il induit un niveau de productivité plus faible, de substantiels manques à gagner fiscaux, des niveaux de précarité indescriptibles sur les emplois créés et une dualité dans l’environnement des affaires mettant en péril le cadre réglementaire.

À la lumière des expériences de plusieurs pays de l’espace francophone, ce colloque se propose de faire un état des lieux détaillé du secteur informel, tel qu’il apparaît dans plusieurs régions du monde, à travers une approche factuelle nécessaire pour des politiques publiques basées sur des évidences scientifiques. Le colloque fournit une occasion unique de traiter à la fois des causes, des manifestations, des formes et des conséquences de l’informel, avec des compétences locales et internationales, et dans une approche pluridisciplinaire et multiculturelle. Les mécanismes, modalités et politiques de transition vers l’économie formelle seront également abordés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 12 mai 2016

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