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Fidèle Ndjoulou : Université de Sherbrooke
Les SGSST constituent un « ensemble d'éléments liés ou interdépendants destinés à établir une politique et des objectifs de SST, et à réaliser ces objectifs » (OIT, 2002). Ils visent une prise en compte globale et intégrale de la SST impliquant les différents acteurs. La théorie des systèmes propose quatre exigences: 1) les objectifs, 2) la spécification de ses éléments et leur interrelation, 3) la détermination de la relation entre les SGSST et les autres systèmes, 4) les exigences pour leur maintenance (Gallagher et al. 2001). Malgré les nombreux atouts que présentent les SGSST, les États continuent dans leur majorité de privilégier néanmoins l'application de la législation pour prévenir les accidents et les maladies sur les lieux de travail. Selon certains auteurs, le débat n'est pas encore clos puisqu'ils suggèrent de poursuivre des réflexions sur le rôle de l'État par rapport aux SGSST (Gamache et al, 2006 ; Saksvik et al, 2003). Dans le but de relancer cette discussion, il apparait judicieux de faire un état des lieux des postures adoptées par les États depuis l'émergence des SGSST à la lumière de la littérature. Le cadre de référence de l'étude pour la recension littéraire a porté sur les travaux traitant totalement ou partiellement des rapports entre les États et les SGSST. Trois modèles relatifs au rôle de l'État ont émergé dans la littérature consultée: obligatoire, volontaire et mixte. Quels sont leurs impacts sur la prévention des risques professionnels?
Au Québec et ailleurs, on assiste à un déplacement de l’augmentation des lésions professionnelles au profit des maladies professionnelles causé par la mutation des risques présents dans l’environnement de travail. Des statistiques qui montrent cette tendance ainsi que des pistes de réflexion sur les enjeux qui en découlent seront discutées dans le cadre de ce colloque. Entre autres, la façon de gérer le dossier de prévention est subordonnée à la mesure de performance menant ainsi les gestionnaires et les travailleurs à se concentrer sur les résultats, minimisant ainsi les efforts consacrés à la prévention et à sa prise en charge. Les nouveaux risques nécessiteront de nouvelles façons de faire (et non de faire faire) en matière de santé et sécurité du travail si nous voulons demeurer compétitifs. Les besoins criants à la fois sur les plans théorique et pratique au regard des enjeux en santé organisationnelle (SO) ouvrent les portes à l’adoption d’une conception selon laquelle la santé globale et la performance organisationnelle sont le fruit d’une dynamique à plusieurs niveaux. Ainsi, les démarches tant en recherche que sur le plan de l’intervention visent les déterminants individuels, organisationnels et externes (sociétaux) et s’attachent au caractère multidimensionnel et multidisciplinaire de la SO. Les enjeux s’inscrivent dans une perspective multifactorielle (déterminants, corrections et prévention) qui intervient sur la santé et la performance organisationnelle. L’intervention sur les déterminants de la santé globale interpelle les trois niveaux de prévention, soit primaire, secondaire et tertiaire. Dans cette optique, des disciplines diversifiées se complètent dans l’objectif de contribuer à l’avancement des connaissances sur la SO.
Thème du colloque :