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Rania Aoun : UQAM - Université du Québec à Montréal
Il est inconcevable de penser le luxe en dehors d'une culture de luxe à laquelle contribuent plusieurs facteurs d'ordre esthétique, économique et social. Dès leur création, ces marques confectionnent des vêtements, des chaussures et des accessoires destinés à une clientèle sélective. Toutefois, cette sélection ne porte pas seulement sur la clientèle, pour s'étendre à l'esthétique, aux espaces promotionnels de la marque et à ses réservoirs symboliques (Bô et Guével, 2013). Par ailleurs, l'émergence de nouvelles technologies a induit désormais une démocratisation des espaces promotionnels et des techniques de création publicitaire et du design. Paradoxalement, ces espaces étendus et ces techniques développées accessibles ont provoqué un renversement des stratégies de commercialisation de produits de luxe par une création d'une forme unifiée de création et promotion des produits luxueux et non luxueux.En traçant un portrait des nouvelles stratégies publicitaires, nouveaux symboles et représentations du luxe, ... que certaines marques de luxe mettent en place pour conserver leurs valeurs et symbolismes de luxe, nous tenterons de répondre à ces quelques interrogations : quels nouveaux designs (design publicitaire, , design d'une culture de luxe, etc.) de luxe émergent à l'ère des nouvelles technologies et comment se positionnent les marques de mode luxueuses dans des espaces promotionnels de moins en moins sélectifs?
Le colloque propose un regard sur la création, la beauté, le superflu et l’ostentatoire de la mode de luxe, un secteur d’activité économique internationale en pleine croissance qui s’adapte aux nouveaux marchés et à la singularité des exigences de consommation. La mode de luxe constitue un immense champ de compétences. Le concept en a été établi en 1954 par le comité Colbert (association de 12 métiers), qui était chargé de le promouvoir tout en veillant au maintien de règles internationales harmonieuses, de l’authenticité du savoir-faire de biens de luxe, des standards de qualité, etc. Comme créneau important de l’industrie du luxe, la mode de luxe fait l’objet de domaines d’études scientifiques qui gravitent autour de plusieurs disciplines universitaires.
Ce colloque pose un regard neuf sur le caractère singulier de ce secteur d’activité, met en commun un savoir explicatif ou compréhensif de la durabilité, de la pérennité de ce type de mode et de sa capacité d’adaptation aux marchés mondiaux. Les dimensions (im)matérielles de la mode de luxe seront abordées suivant quatre axes de réflexion qui serviront à orienter les échanges :
1) Savoir-faire et consommation durable de la mode de luxe : la matière, l’artisan, le développement durable, les innovations, les processus de la production et de la logistique.
2) Cadre juridique pour l’internationalisation et la contrefaçon des marques de luxe : recherche de moyens pour freiner la contrefaçon, notamment la maroquinerie.
3) Marketing de la mode de luxe et consommateur : mise en marché, modèles d’affaires qui sous-tendent petits fabricants et conglomérats en fonction de leurs origines, et facteurs de réussite.
4) Imaginaire collectif et rapport au luxe : subjectivité, sens, symbolisme, identification individuelle et culturelle, images de marque, etc.
Ce colloque sera un point de rencontre et de partage actuel des études sur la mode de luxe, dont les savoirs paraissent indispensables pour dégager de nouvelles perspectives et orientations de recherches.
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