pen icon Colloque
quote

Les mesures d'intégration professionnelle des personnes immigrantes par les ordres professionnels

NR

Membre a labase

Nathalie Rodrigue : Ordre professionnel des technologistes médicaux du Québec

Résumé de la communication

Au Québec, il y a pénurie de technologistes médicaux et le projet d'optimisation des laboratoires de biologie médicale (OPTILAB) vise à pallier entre autres cette pénurie. L'Ordre souhaite que les obstacles rencontrés par les candidats formés à l'étranger soient éliminés et nous mettons tout en œuvre pour faciliter la reconnaissance des acquis.

Madame Rodrigue expliquera le fonctionnement de l'Ordre professionnel des technologistes médicaux qu'elle représente. L'Ordre est l'organisme de réglementation de la profession de technologiste médical au Québec. Il a pour principale mission de protéger le public en vérifiant la qualité des actes professionnels posés par ses membres. C'est pourquoi il doit s'assurer, avant l'émission d'un permis, que le candidat a acquis la formation et l'expertise requises pour exercer au Québec. Il a donc adopté des règlements établissant les règles permettant d'évaluer la formation et l'expérience antérieure du candidat détenant un diplôme obtenu hors Canada.

Au Québec, le diplôme donnant ouverture à la profession est de niveau collégial et d'une durée de 3 ans. L'admission aux études collégiales requiert généralement la réussite de 11 années d'études primaires et secondaires. Pour exercer en cytopathologie, le candidat doit faire une année supplémentaire de formation de niveau collégial, concentrée sur ce secteur d'activité.

Résumé du colloque

L’insertion en emploi constitue l’un des principaux défis vécus par les nouveaux immigrants au Québec (Fleury, 2007; Simich et Jackson, 2010). Les travaux dans ce domaine insistent sur l’écart entre leurs qualifications et leur difficulté à pénétrer le marché du travail dans leurs domaines d’expertise (Boudarbat et Boulet, 2010; Lenoir et al., 2008; Montgomery et al., 2009). C’est le cas des professionnels de la santé et des services sociaux, nombreux à migrer de par le monde (OMS, 2010). Au Québec, le réseau de la santé est un secteur d’emploi très convoité par les immigrants (MIDI, 2014). Or, ce réseau affiche une importante pénurie de main-d’œuvre dans la plupart des professions : travailleurs sociaux, infirmiers et infirmières, médecins, ergothérapeutes, physiothérapeutes, auxiliaires familiaux, secrétaires médicaux, etc. (Vergé-Brian et Vissandjée, 2015; Letarte, 2014; Pullen-Sansfaçon et al., 2013; Montgomery et Diasso, 2012; Grenier, 2008; MSSS, 2004; OIIQ, 2007). Paradoxalement, les professionnels de la santé formés à l’étranger peinent à trouver des emplois qualifiés et font face à des obstacles liés à la reconnaissance des qualifications, l’accès aux formations et aux stages, et l’intégration dans les équipes de travail (ASSS, 2011; Breau, Rachédi et al., 2010; Castonguay, 2009).

Quels sont les processus à l’œuvre dans l’intégration socioprofessionnelle des intervenants formés à l’étranger? Comment ce processus d’intégration est-il vécu par les professionnels de la santé? Quels en sont les obstacles et les possibilités? Comment arrimer les besoins du réseau sociosanitaire et ceux des professionnels formés à l’étranger? Ce colloque explorera ces enjeux à travers l’analyse : 1) de l’expérience des professionnels de la santé et des services sociaux formés à l’étranger; et 2) des initiatives mises en place par diverses instances (ordres professionnels, organismes d’employabilité, établissements de santé) visant à maximiser l’insertion de ces professionnels.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
manager icon Responsables :
Soumya Tamouro
section icon Date : 12 mai 2016

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :