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Les spécificités du sociofinancement diasporique

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Cécile Fonrouge : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

« La taille potentielle du “crowdfunding” dans les pays en développement représenterait 1,8 fois celle des investissements en capital risque » (World Bank, 2013, p. 44). Depuis les années 2000, on voit apparaître des nouvelles entreprises qui collectent des fonds principalement via Internet. Ce nouveau mode de financement de projets repose sur l'appel à la foule – crowd- Il fait l'objet d'un certain nombre de recherches récentes qui portent sur les formes, les principes de fonctionnement, l'organisation et les motivations des acteurs (Agrawal et al. 2013, Mollick 2014, Bessières et Stéphany 2014, Ahlers et al. 2015, Colombo et al. 2015, Cholakova et Clarysse 2015, Roggan 2015).

Ces nouvelles pratiques peuvent-elles capter l'envoi d'argent par un migrant ou par ses descendants, pour soutenir des projets productifs dans son pays d'origine ? Nous entendons par diaspora « toute forme de migration, mais aussi de communauté d'appartenance et de reconnaissance mutuelle » entre des minorités ou groupes qui maintiennent un lien avec leur pays d'origine (Bordes-Benayou 2012, p. 14). Nous voyons émerger quelques spécificités :

Une certaine méfiance au regard des questions de blanchiment et de corruption de certains pays en développement.

La prise en compte des stades personnels de l'investisseur diasporique

Contrairement au tontines, la reconnaissance d'une composante rationnelle

L'apparition de nouvelles asymétries informationnelles.

Résumé du colloque

Au sommet sur le développement durable du 25 septembre 2015, les États membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ont adopté un nouveau programme de développement durable pour mettre fin à la pauvreté et lutter contre les inégalités et l’injustice dans le monde. Depuis les années 1990, la microfinance s’est imposée comme solution à la pauvreté. Selon plusieurs auteurs, la microfinance est un outil efficace pour la lutte contre l’exclusion bancaire, la création de nouvelles solidarités et le développement local. Le microcrédit s’avère alors pertinent comme approche de développement inclusif. Parallèlement à la microfinance, la finance participative connaît aujourd’hui un essor considérable auprès du public. Différents modèles de financement participatif sont employés par des micro-entreprises et des petites entreprises du monde entier pour recueillir des fonds. À l’instar du modèle de microfinancement utilisé pour financer de petites entreprises, le modèle de financement participatif basé sur les prêts entre particuliers et micro-entrepreneurs permet aux entreprises en démarrage et à celles qui sont déjà établies d’avoir accès à une source de financement alternatif moyennant une rémunération (paiement des intérêts) relativement faible par rapport à celle des banques. À l’aube de la mise en œuvre du nouveau programme de développement durable, il est impérieux de faire un état des lieux de l’impact socioéconomique de la microfinance et du financement participatif dans la lutte cotre les inégalités et les injustices. Dans ce contexte, ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes : quels sont les points forts et les points faibles de ces deux types de financement inclusif? Quels sont leurs points de rencontre? Comment peuvent-ils être plus efficaces dans la lutte contre la pauvreté, les inégalités et l’injustice? Qu’est-ce qui caractérise le financement participatif et quel est son impact sur le développement des micro-entreprises et des petites entreprises?

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 12 mai 2016

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