Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Ugo Lachapelle : École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM
L'utilisation de modes de transport alternatifs (transports en commun, marche et vélo) est en partie moins populaire en raison de leur vitesse plus lente par rapport à l'automobile.Parce que la plupart des enquêtes de déplacement recueillent des informations sur les voyages au cours d'une journée, peu de possibilités existent pour comparer le temps d'accès par différents modes pour les mêmes paires d'origines et de destinations. Une telle analyse peut aider à établir des seuils en deçà desquels les modes alternatifs font concurrence à l'automobile.L'objectif de cette étude est d'évaluer la relation entre la fréquence d'utilisation des différents modes, le temps de déplacement par modes et la distance parcourue pour les voyages reliant la maison à l'université.
Une enquête de déplacement des étudiants et des employés de l'Université du Québec à Montréal a été menée en mars 2014 (n = 4182). Le sondage comprenait des questions sur le temps et la distance de déplacement par mode utilisé pour accéder au campus. Pour la même personne, le déplacement en voiture est en moyenne généralement plus court que le vélo, la marche et le transport en commun, mais le temps de déplacement en transport en commun ne diffère pas significativement du temps d'accès à vélo. Pour des distances plus courtes, la différence de temps de déplacement est plus courte. En deçà de 5 km, le vélo est favorisé par rapport à l'automobile, et en deçà de 8 km, le vélo est favorisé par rapport au transport en commun.
Dès les années 1970, l’émergence d’une conscience « écologique » a remis en question l’« idéologie de la croissance » qui présidait au développement des villes après la Seconde Guerre mondiale. À la suite du rapport Halte à la croissance du Club de Rome de 1972, des chocs pétroliers de 1972 et 1979, de la multiplication des grandes catastrophes industrielles comme celles de Bhopal en 1984 et Tchernobyl en 1986, de la montée des mouvements écologistes, du rapport Brundtland de 1987 et du troisième Sommet de la Terre tenu à Rio de Janeiro en 1992, qui a donné naissance à l’Agenda 21, les modalités traditionnelles de planification et de gestion urbaines ont été appelées à être configurées sous un autre jour, celui du « développement urbain durable ». Ce principe devient un « impératif » des politiques publiques et un « cadre de référence pour l’action publique urbaine ». Le développement urbain durable constitue alors une prescription qui renvoie, en principe, à l’intégration des dimensions économiques, environnementales, sociales et culturelles dans le développement des villes. Dans la foulée du Sommet sur le développement durable qui s’est tenu à New York en septembre 2015, dont l’un des objectifs renvoie aux « villes et collectivités durables », ce colloque vise à faire le point sur la mise en pratique de la « ville durable ». Les stratégies de développement urbain durable sont-elles efficaces? De quel point de vue et comment en évaluer les effets? Ces stratégies accordent-elles une importance prépondérante à la dimension environnementale, en mettant l’accent sur les enjeux du transport, de la densité urbaine ou des espaces verts? Dans quelle mesure les dimensions sociale et culturelle sont-elles également prises en compte? Et l’objectif de croissance est-il véritablement remis en cause? Voilà des questions auxquelles les participants de ce colloque tenteront d’apporter des réponses.
Titre du colloque :
Thème du colloque :