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Penser les interactions entre environnement et société : une analyse de gestion environnementale, des systèmes complexes à l'approche territoriale

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Claire GRAZIANI-TAUGERON : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Les sciences de la complexité participent à la construction d'un projet interdisciplinaire autour de la gestion en environnement. Cependant, elles appellent aussi à l'utilisation de certains outils et paradigmes sur lesquels il est important de poser un regard critique. L'utilisation de paradigmes positivistes et la production de modèles mathématiques et informatiques tendent à pousser les chercheurs à négliger l'importance de l'interprétation dans les interactions entre environnement et société. Il faut aussi mettre en exergue le fait que, malgré les avenues scientifiques qu'ouvrent les sciences de la complexité, elles n'offrent que peu d'outils méthodologiques, lesquels sont souvent mal adaptés aux réalités sociales et à la nécessaire prise en compte des aspects socialement construits des enjeux environnementaux.

Articulé autour de la critique de l'approche des systèmes complexes, l'objectif de cette présentation est d'abord de saisir les enjeux interdisciplinaires liés à l'étude des systèmes socio- écologiques. Dans un second temps, par l'étude de situations conflictuelles liées à la gestion de l'environnement, d'appréhender comment une approche par le rapport que les acteurs entretiennent avec le territoire peut apporter des éclairages importants sur ces liens environnement/société. Cette dernière approche permettant de nourrir une attitude critique nécessaire face aux systèmes complexes, engage à mieux saisir les enjeux d'analyse des problématiques environnementales.

Résumé du colloque

Le colloque porte sur la transdisciplinarité, comme objet de recherche et comme démarche de recherche alliant connaissance et action en vue de la résolution de problèmes sociaux concrets. Si les recherches transdisciplinaires tendent à montrer les limites des démarches purement disciplinaires pour approcher la complexité grandissante de ces problèmes, elles se distinguent par leur approche épistémologique ou méthodologique. De plus, ces recherches sont fragmentées par la très grande variété des problèmes abordés. Or, la prise de conscience grandissante de la fragilité des écosystèmes tend à mettre en évidence les liens invisibles entre la santé, l’environnement et la technologie. Les sciences humaines, de la nature et de la santé sont appelées à s’allier et à joindre les utilisateurs de ces savoirs, prenant conscience des limites de leur paradigme respectif et du potentiel d’autrui. Des domaines variés, comme la santé, l’environnement, l’urbanisme, etc., sont visés par ce colloque. L’émergence de regroupements stratégiques comme le CIRODD (Centre interdisciplinaire de recherche en opérationnalisation du développement durable), qui réunit plus de 15 chaires et centres de recherche et 82 chercheurs en provenance de 11 universités pour catalyser des projets en opérationnalisation du développement durable à l’interface de l’ingénierie et des sciences humaines, montre bien la nécessité et la complexité du croisement des problèmes auxquels s’intéressent les différentes approches transdisciplinaires. Tout se passe comme si un deuxième niveau de transdisciplinarité avait été atteint, croisant cette fois des problèmes concrets jusqu’ici traités séparément.Ces croisements inédits exacerbent les enjeux épistémologiques, méthodologiques et les enjeux d’organisation de la recherche. Des questions liées à la définition, aux objectifs, à la méthode et à la légitimité de la transdisciplinarité sont visées par ce colloque.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 12 mai 2016

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