Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Leyla Sall : Université de Moncton
Le Nouveau-Brunswick, province aux taux de chômage parmi les plus élevés au pays a besoin de travailleurs étrangers temporaires pour combler le manque de main-d’œuvre dans ses usines de transformations de fruits de mer. Une telle situation qualifiée de paradoxale a déclenché une série de réformes correctives de la part du précédent gouvernement fédéral.
Cette communication constitue une restitution des résultats de recherche de notre étude cas dans le village de Cap-Pelé, lieu de concentration d’industries de transformation de fruits de mer. Elle vise à trouver des réponses aux questions suivantes : le recours à des travailleurs temporaires est-il le résultat d’un simple « mismatch » (ou non-concordance) entre les qualifications requises par les emplois et les qualifications des travailleurs locaux? Qu'est-ce qui explique l'absence de relève des "vieilles mains" dans l'industrie? Le paradoxe néo-brunswickois, et plus largement des Maritimes, est-il conjoncturel ou structurel?
Pour expliquer ce paradoxe néo-brunswickois, nous analyserons la position et les politiques du gouvernement fédéral concernant la pénurie de main-d’œuvre au Nouveau-Brunswick. Nous verrons dans un deuxième moment comment la conception classique du marché du travail, qui inspire les politiques du gouvernement fédéral, est unidimensionnelle puis nous analyserons les réactions des employeurs et leurs stratégies de survie face à la nouvelle politique de restriction de l’accès à la main-d’œuvre étrangère.
Thème du communication :
Domaine de la communication :