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Martin Brice
Le Fossé Rhénan, espace homogène partagé entre la France, l'Allemagne et la Suisse, présente des caractéristiques communes en matière de risques d'inondation. La plus notable étant la relative rareté des événements extrêmes. En effet, si le Rhin semble assagi depuis les corrections du XIXème siècle, ses affluents descendant des massifs des Vosges ou de Forêt – Noire n'ont plus généré d'inondations de grande ampleur depuis plus de 25 ans. Une « éternité » pour les acteurs des scènes locales du risque, dans un contexte de mobilité croissante et de perte des liens avec les territoires. Globalement, même s'il existe des différences entre les pays, le risque d'inondation semble donc méconnu, oublié, voire nié, une situation qui doit beaucoup à l'histoire mouvementée de cette région. Pire, cette méconnaissance est partagée par l'ensemble des acteurs, posant des problèmes d'acceptation des risques et de leur gestion, et de vulnérabilité additionnelle en termes de comportement avant, pendant et après les crises. D'où l'idée, dans le cadre du programme TRANSRISK², de mettre mise en place une base de données en ligne, participative (ORRION), destinée à informer et à partager les informations en matière de géohistoire des risques, en s'inscrivant dans le contexte particulier d'un territoire transfrontalier. Ceci s'inscrit dans le but de sensibiliser les acteurs aux événements extrêmes, notamment dans le contexte du changement climatique.
La prévention des risques naturels : un objectif à atteindre
La troisième conférence onusienne sur la prévention des catastrophes organisée à Sendai, ville du nord-est du Japon, a fait de cette question un « enjeu planétaire ». La prévention est l’« affaire de chacun » a déclaré le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon. Le dernier rapport onusien sur la réduction des risques (Global Assessment Report on Disaster Risk Reduction, GAR15) avance des coûts annuels de plus 200 milliards de dollars liés aux catastrophes naturelles.
La question de la prévention des catastrophes naturelles a été au centre des travaux de la conférence mondiale sur le changement climatique (COP 21 : Paris, du 30 novembre au 11 décembre 2015). On estime aujourd’hui que près de « 70 % des catastrophes naturelles seraient dues au dérèglement climatique ». La mise en place d’une base d’informations mondiale, notamment d’un système « Alerte catastrophe climatique », constitue des objectifs concrets à réaliser dans le court terme.
La Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024 fixe de nombreuses orientations, dont la principale est de « recourir en priorité à la prévention ». Une politique adéquate de prévention passe par une meilleure connaissance des aléas en amont des catastrophes et par une réévaluation de ces aléas en lien avec le changement climatique.
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