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Gianfranco Bottaro : Université Laval
L'objectif de cette communication est de révéler les dimensions physiques à l'œuvre à l'interface du corps masculin gay comme expression identitaire et comme matière façonnée par des normes et des valeurs de groupe. Elle est basée sur une recherche qui s'est intéressée au travail réalisé sur leur apparence par des hommes gay des classes supérieures et au caractère polysémique de la consommation de biens de luxe. Nous avons constaté que le corps, parce qu'il permet de se montrer ou au contraire de se dissimuler sous les vêtements griffés, est un lieu où se construisent les identités et les réputations, et où s'incarnent les hiérarchies sociales. Nous penchons plus spécifiquement sur le phénomène des stratégies corporelles (pratiques esthétiques permanentes et temporaires, rituels de beauté quotidiens, et attitudes vestimentaires) adoptées par des hommes gay aisés vivant dans les villes globales des États-Unis pour construire, négocier et affirmer leur masculinité.
Ce travailrepose sur les concepts centraux d'identité incorporée et de performativité de l'identité de genre mettant en évidence le rôle crucial du corps dans la création et la performance de l'identité masculine gay et cette communication présentera l'avancement de cette recherche.
Le colloque propose un regard sur la création, la beauté, le superflu et l’ostentatoire de la mode de luxe, un secteur d’activité économique internationale en pleine croissance qui s’adapte aux nouveaux marchés et à la singularité des exigences de consommation. La mode de luxe constitue un immense champ de compétences. Le concept en a été établi en 1954 par le comité Colbert (association de 12 métiers), qui était chargé de le promouvoir tout en veillant au maintien de règles internationales harmonieuses, de l’authenticité du savoir-faire de biens de luxe, des standards de qualité, etc. Comme créneau important de l’industrie du luxe, la mode de luxe fait l’objet de domaines d’études scientifiques qui gravitent autour de plusieurs disciplines universitaires.
Ce colloque pose un regard neuf sur le caractère singulier de ce secteur d’activité, met en commun un savoir explicatif ou compréhensif de la durabilité, de la pérennité de ce type de mode et de sa capacité d’adaptation aux marchés mondiaux. Les dimensions (im)matérielles de la mode de luxe seront abordées suivant quatre axes de réflexion qui serviront à orienter les échanges :
1) Savoir-faire et consommation durable de la mode de luxe : la matière, l’artisan, le développement durable, les innovations, les processus de la production et de la logistique.
2) Cadre juridique pour l’internationalisation et la contrefaçon des marques de luxe : recherche de moyens pour freiner la contrefaçon, notamment la maroquinerie.
3) Marketing de la mode de luxe et consommateur : mise en marché, modèles d’affaires qui sous-tendent petits fabricants et conglomérats en fonction de leurs origines, et facteurs de réussite.
4) Imaginaire collectif et rapport au luxe : subjectivité, sens, symbolisme, identification individuelle et culturelle, images de marque, etc.
Ce colloque sera un point de rencontre et de partage actuel des études sur la mode de luxe, dont les savoirs paraissent indispensables pour dégager de nouvelles perspectives et orientations de recherches.
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