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Myreille St-Onge : Université Laval
Cette présentation est basée sur les résultats d'une recherche dans seize cégeps représentatifs des régions de l'Ouest et de l'Est de la province, financée par le MELS, qui visait à 1) cerner les besoins et l'adéquation des services dispensés aux étudiantes et étudiants présentant un TSM; 2) identifier les conditions favorables à la poursuite de leurs études, et 3) évaluer les attitudes des enseignantes et enseignants à l'égard de ces étudiants (St-Onge, Tremblay & Garneau, 2010). Cette recherche comportait trois volets : le premier auprès des répondantes locales et de professionnelles directement engagées auprès de ces étudiants (n = 35). Le deuxième consistait en une consultation des enseignantes et enseignants dans chacun des cégeps sélectionnés (n= 232) et enfin, le troisième, une consultation des étudiantes et étudiants dans la moitié des cégeps sélectionnés (n = 152). Un portrait global du soutien aux étudiantes et étudiants ayant un TSM dans ces établissements a ainsi été obtenu. Donc nous focaliserons cette présentation sur un point de vue multidimensionnel, c'est-à-dire celui de personnes engagées auprès de ces étudiantes et étudiants dans les services adaptés et les services psychosociaux, celui du personnel enseignant, et enfin celui des principaux concernés par les TSM, les étudiantes et étudiants. Une série de suggestions visera à améliorer la coordination des services et la transition entre les études collégiales et les études universitaires pour ces étudiants.
Le présent colloque porte sur l’inclusion des étudiants en situation de handicap (ESH) en contexte postsecondaire. Depuis les années 1960, la démocratisation des universités a contribué à l’émergence d’une variété de profils étudiants obligeant les universités à redéfinir leur mission (Chénard, 2005; Romainville, 2004). Toutefois, le nombre croissant des ESH ainsi que la diversité de leurs besoins convient plus que jamais les universités à repenser leur rôle et la pédagogie dans une logique d’inclusion, laquelle se dessine sous l’égide d’obligations juridiques de promouvoir et soutenir une éducation accessible et non discriminatoire pour tous. Alors que l’inclusion des étudiants présentant des handicaps physiques et sensoriels semble de plus en plus acceptée, l’inclusion des étudiants aux prises avec une situation de handicap dite émergente (trouble d’apprentissage (TA), trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), trouble du spectre de l’autisme, trouble de santé mentale) présente de nombreux dilemmes et enjeux (CREPUQ, 2010). D’une part, les services n’ont pas nécessairement l’expertise pour répondre à la multiplicité et la complexité des besoins d’accompagnement et d’accommodement de tous ces étudiants (Bonneli, Raymond et Campeau, 2010), d’autre part, le personnel enseignant, soucieux que les étudiants répondent aux exigences de leur programme d’études, ne savent pas trop comment, ni dans quelle mesure, s’adapter à ces nouveaux étudiants (Philion, Doucet, Côté, Nadon, Chapleau, Laplante et Mihalache, 2016). Le personnel enseignant exprime notamment des préoccupations liées à l’éthique – divulgation ou non de la condition –, à l’équité envers les autres étudiants et au jugement évaluatif. Qu’il s’agisse d’enjeux individuels, sociaux, politiques ou éthiques, ce colloque vise à permettre aux différents chercheurs et praticiens de partager l’avancée de leur réflexion et de leurs travaux scientifiques de manière à dégager ce qui peut être mis en place pour soutenir tous les acteurs interpelés par l’inclusion des ESH.
Thème du colloque :