Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
akila naima dib : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
La multiplication de mouvements « religieux » et la montée de l’islam politique ont donné naissance à une pléthore de dénominations en arabe. D’où divers « équivalents » qu’emploient les francophones musulmans et occidentaux pour désigner ces mouvements. Néanmoins, du fait que certains termes sont employés de façon imprécise, notamment par les médias, nous croyons qu’il serait utile de dissiper le flou sémantique qui les entoure. L’une des problématiquesliées aux dénominations, en français, tient sans doute à la dimension politique de l’islam, dont la terminologie n’est pas encore bien établie, et à la façon dont on appréhende les concepts qu’elle sous-tend.Aborder cette problématique revient à soulever certaines questions :peut-on traduire les termes désignant des concepts propres à la culture islamique lorsque la langue cible ne comporte pas de concepts correspondants? Doit-on traduire littéralement ou retenir l’équivalent le plus proche? Est-il plus pertinent de forger des termes susceptibles de servir de signification à ces concepts? Est-il légitime de conserver certaines dénominations arabes en dépit du fait que les phénomènes qu’elles désignent ne cadrent pas avec la réalité? Telles sont les questions auxquelles nous tenterons de répondre, après avoir examiné et classé un ensemble de termes, et soupesé les avantages et les inconvénients que présenterait chacune de ces démarches pour les cultures émettrices et les cultures réceptrices.
Thème du communication :
Domaine de la communication :