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Conditions de travail et risque de krach boursier

HG

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Hatem Ghouma : St. Francis Xavier University

Résumé de la communication

Cet article explore la relation entre la qualité des conditions au travail et le crash risk des cours des actions. D'une part, une meilleure condition de travail pourrait reduire le crash risk car elle est censée améliorer la réputation de l'entreprise, assurer plus d'engagement des actionnaires, éviter les grèves coûteuses, et stimuler la productivité des employés. D'autres part, et dans le cas où les entreprises se serviraient de la satisfaction des employés pour que ces derniers ne dénoncent pas des pratiques douteuses des dirigeants, une satisfaction plus élevée au travail serait associée à un crash risk plus élevé. Nous testons ces deux hypothèses dans un contexte international, et nous montrons que la satisfaction des employés au travail est positivement et significativement liée au crash risk. Les dirigeants pourraient être amenés à accroître les avantages octroyés aux employés dans le but de camoufler quelques pratiques frauduleuses ou pour réduire la probablité qu'ils soient dénoncés par les travailleurs. Par cosnéquent, les prix boursiers subiraient une chute aussitôt que l'information est révélée au marché.

Résumé du colloque

Dans le domaine de la sociologie économique, des auteurs tels que Pierre Bourdieu ont longuement discuté de la question relative aux réseaux de relations sociales des individus. Au niveau organisationnel, certaines études menées en matière de gestion durant la dernière décennie montrent que les entreprises ayant des connexions sociales et politiques affichent une meilleure performance financière que celles qui n’en ont pas. Cependant, peu de choses sont connues sur les mécanismes à travers lesquels agissent ces liens dans les entreprises. De plus, l’actualité dans plusieurs pays et particulièrement au Canada montre que ce phénomène est également répandu dans les organisations du secteur public. Le sujet de ce colloque permettra ainsi d’aborder tous les aspects liés aux connexions sociales des organisations, tant du secteur privé que du secteur public. Il se penchera notamment sur les mécanismes organisationnels à travers lesquels agissent ces liens, du point de vue de plusieurs disciplines, approches méthodologiques et contextes.

Dans les systèmes économiques de type capitaliste, les entreprises occupent une place centrale. Elles interviennent à tous les niveaux et dans toutes les sphères de la société. Ce faisant, elles créent de la richesse. Leurs actions peuvent avoir un impact sur la vie de l’ensemble de la population. En tant qu’institutions sociales, elles sont censées agir de manière irréprochable. Au lieu de cela, les crises et les scandales financiers dans le monde des affaires se multiplient. Les scandales de corruption et de collusion dans l’industrie de la construction au Québec, qui sont révélés à la commission Charbonneau, constituent le dernier exemple le plus frappant dans le contexte canadien. En effet, les différents témoignages et comptes rendus entendus à cette commission montrent que l’industrie de la construction en particulier fonctionne grâce aux réseaux de connexions politiques.

Par conséquent, compte tenu de l’importance du phénomène pour l’ensemble de la société, nous pensons qu’il est impératif de tenir une tribune d’échanges interdisciplinaire incluant des universitaires, des professionnels et des acteurs de la vie politique, sociale et économique. Notre colloque s’inscrit donc dans cette perspective et ne vise pas uniquement un public scientifique, mais bien une diversité de points de vue. Ainsi, nous posons la question : quelles sont les causes et les conséquences des connexions politiques et sociales des organisations, qu’elles soient publiques ou privées, gouvernementales ou non?

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
Discutant-e- de la session : Michel SAYUMWE
section icon Date : 13 mai 2016

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