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Encourager l'interdisciplinarité en classe par l'entremise d'approches pédagogiques novatrices

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Mathieu R. Séguin : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Face à la complexité croissante du monde contemporain, et notamment en ce qui concerne les enjeux relatifs aux sciences et aux technologies dont l'appropriation requiert la mobilisation de savoirs scientifiques, mais ne peut se limiter à ces savoirs, les enseignants de tous les niveaux scolaires et de toutes les disciplines se voient dans l'obligation de repenser leurs pratiques (Maingain et Dufour, 2002). Plus particulièrement, la segmentation des disciplines scolaires fait obstacle à l'étude d'objets complexes dans leur globalité (Darbellay, 2011). Ce faisant, accorder une plus grande place à l'interdisciplinarité dans l'enseignement constitue une avenue prometteuse afin de former des citoyens capables de tirer profit et d'intégrer des compétences et des connaissances issues de diverses disciplines. Ces réflexions ont nourri une démarche nous conduisant à expérimenter diverses approches novatrices favorisant l'interdisciplinarité en classe. Ces approches s'appuient à la fois sur des recherches scientifiques et sur des pratiques réflexives menées en contexte éducatif. Cette communication fait état de notre processus de réflexion ainsi que du fruit de cette démarche, soit un recueil de textes présentant les approches que nous avons expérimentées. Plus encore, elle poursuit l'objectif de sensibiliser tout acteur du milieu scolaire au décloisonnement des disciplines et aux approches pédagogiques le permettant.

Résumé du colloque

Dans la lignée des travaux de l’anthropologue Jean-Loup Amselle, on peut définir le métissage comme un processus continuel d’interactions entre plusieurs cultures qui transforme ces dernières d’une manière ou d’une autre. Autrement dit, le métissage désigne un processus par lequel toutes les cultures qui se rencontrent en sortent modifiées, ayant absorbé au moins quelques traits des autres. Le métissage se distingue alors du rapport de forces qui conduit une des cultures à imposer aux autres ses savoirs, ses représentations du monde, ses normes et ses pratiques sans se transformer elle-même, phénomène bien connu des études du colonialisme et de la mondialisation.

La science contemporaine est, dans une perspective constructiviste, une production culturelle étroitement liée à la modernité européenne et, depuis le 20e siècle, anglo-saxonne, ce qui se traduit par des normes, des pratiques et un régime de vérité bien particuliers, dominé par le postpositivisme. Ce régime de vérité exclut du champ scientifique de nombreuses pratiques de connaissance qui proviennent notamment des cultures non anglo-saxonnes, des pays du Sud ou des milieux non scientifiques. Ces pratiques sont-elles condamnées à exister en parallèle ou aux marges du champ scientifique, plus ou moins invisibles, ou peut-on imaginer des sciences métissées, qui acceptent de se laisser modifier par la rencontre avec d’autres savoirs, d’autres normes, d’autres pratiques de connaissance?

Ce colloque propose d’explorer, dans la foulée de travaux d’épistémologie sociale et politique, des cas concrets de métissage réussi ou impossible. Différents axes sont proposés : la rencontre de savoirs de différentes disciplines, de savoirs inspirés par des postures épistémologiques variées, de savoirs universitaires du Nord et du Sud, de savoirs scientifiques et artistiques, de savoirs scientifiques et non scientifiques, par exemple dans le cas des sciences participatives et citoyennes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 13 mai 2016

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