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Essai sur les processus de ludification dans la gestion des devoirs et leçons au secondaire. Avantages et limites de la recherche collaborative en contexte de maîtrise professionnelle

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Pierre-Olivier Garand : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Dans le cadre de la maîtrise en enseignement du français au secondaire, nous avons réalisé une recherche sur le processus de ludification dans la gestion des devoirs et leçons qui s'inspire de l'approche collaborative et dont les objectifs étaient de faire émerger une production de savoirs à l'aide des TIC et d'améliorer les pratiques enseignantes associées à cet objet. Il se dégage de l'expérience que la médiation entre le praticien réflexif et le chercheur que vise l'approche qualifiante de la maîtrise présente un enjeu de taille pour ce dernier au moment d'établir sa méthodologie et les visées collaboratives du programme de maîtrise sont mises en contraste avec les limites de sa propre structure lors de l'expérimentation. En effet, même s'il s'inscrit dans la logique de «considération du contexte réel où cette pratique est actualisée» (Desgagnés, 1997, p.373), l'arrimage prévu entre le stage de formation professionnelle comme milieu de recherche et de développement des pratiques enseignantes compromet le travail du chercheur en délimitant prématurément l'approche méthodologique à valoriser. Un tel constat ne doit cependant pas servir à amoindrir l'effort des différents programmes en éducation afin d'établir un pont entre recherche et pratique, mais peut plutôt se révéler l'occasion de repenser le processus de coélaboration, le double rôle de praticien/chercheur assumé par l'étudiant et l'accompagnement de celui-ci dans la portion recherche selon de nouvelles formules.

Résumé du colloque

Chaque année, de nombreux chercheurs en sciences de l’éducation mettent en place des projets qu’ils inscrivent dans une démarche de recherche collaborative. Cette dernière, en incitant les participants à concevoir la recherche dans une perspective non pas de transmission mais bien de coconstruction et de codéveloppement (Heron et Reason, 1997; Reason et Bradbury, 2000; Desgagnés et al., 2001), enrichit la recherche des dimensions praxéologiques et contextuelles difficilement accessibles par la recherche traditionnelle. En articulant de façon proximale théorie et pratique et en rapprochant les praticiens et les chercheurs dans un projet partagé – bien que multifinalisé – (Lefrançois, 1997), la recherche collaborative semble s’imposer comme la réponse à la mission scientifique de nos disciplines : soutenir les professionnels de l’enseignement en développant des outils ancrés dans des problématiques contextuelles et dépassant la simple résolution de problème afin de produire des savoirs nouveaux et une compréhension approfondie des situations.

Naissent ainsi des équipes formées d’universitaires, d’enseignants, de conseillers pédagogiques, d’étudiants : toutes se revendiquent de la recherche collaborative, pourtant leur structure, leur fonctionnement et parfois les cadres théorique et méthodologique qui les animent diffèrent.

Comment définir la recherche collaborative aujourd’hui au Québec? Quelles sont les différences avec la recherche action ou la recherche en partenariat? Quels en sont les enjeux, les avantages et les limites?

En réunissant les acteurs de plusieurs équipes de forme et de nature différentes, en invitant les participants à confronter leurs définitions du concept et à partager et comparer leurs expériences, les organisatrices de ce colloque souhaitent offrir aux participants un espace de réflexion qui leur permettra de trouver des réponses à ces questions et de formuler des pistes de développement vers des formules « gagnantes ».

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
Discutant-e- de la session : Sylvie Viola
section icon Date : 13 mai 2016

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