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Rémy-Paulin Twahirwa : UQAM - Université du Québec à Montréal
Si certains auteurs ont établi une corrélation forte entre l’intégration de ces sites au sein d’un « répertoire de communication » (Mattoni, dans della Porta & Mattoni, 2015 : 43) et les récents cycles de mobilisation en Afrique, au Moyen-Orient, en Europe et en Amérique du Nord (Lim, 2012; Tufekci & Wilson, 2012; Croeser & Highfield, 2014; della Porta & Mattoni, 2015). De l’autre, un pan critique des social media studies (Morozov, 2011 ; van Djick, 2013 ; Fuchs, 2014) tend à nuancer les travaux quelques peu utopistes des premiers temps. Malgré tout, une majorité de ces études ne font pas référence aux rapports de classe, de genre ou de race au sein de leur analyse (Fuchs, 2014). Le mouvement américain #BlackLivesMatter (ci-après, #BLM), ayant pris naissance dans la foulé de l’affaire Trayvon Martin, représente à ce titre un cas particulièrement intéressant pour évaluer la question raciale. Plus spécifiquement, nous nous intéressons à l’évolution du cadrage de #BLM entre 2014 et 2015 sur Twitter et dans la presse américaine. À partir de l’analyse de gazouillis associés au mot-clic #blacklivesmatter et d’articles publiés dans les médias de masse américains, nous considérons que Twitter a été utilisé comme un « média critique » (Fuchs, 2010) permettant aux agents de mobilisation de #BLM de contrebalancer l'influence des cadres dominants construits et diffusés par les médias traditionnels en construisant et diffusant leurs propres cadres sur Twitter.
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