Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Jonathan VERREAULT : UQAM - Université du Québec à Montréal
Les organismes aquatiques sont constamment exposés à une pléthore de contaminants organiques halogénés d'origine industrielle dont certains peuvent être persistants, bioaccumulables et toxiques. C'est le cas de plusieurs retardateurs de flamme (composés ignifuges) dont les polybromodiphényléthers (PBDE) récemment bannis au Canada. Les restrictions internationales sur l'utilisation des PBDE font en sorte que plusieurs nouveaux composés ont fait leur apparition sur le marché pour les mêmes applications commerciales et domestiques. De nouveaux retardateurs de flamme pour lesquels aucune réglementation n'existe ont été récemment identifiés chez des poissons prédateurs du Fleuve Saint-Laurent et des oiseaux aquatiques y nichant à proximité de la région de Montréal. Il existe cependant un manque criant de connaissances sur le devenir et la toxicité des PBDE et des nouveaux retardateurs de flamme au sein des espèces aquatiques. Est-ce que ces nouveaux polluants nécessiteraient un suivi environnemental plus serré? Devrait-on s'inquiéter de l'impact des retardateurs de flamme sur la santé des espèces aquatiques? S'inspirant d'études sur le goéland à bec cerclé et le grand brochet du Fleuve Saint-Laurent de la région de Montréal, cette communication présentera l'état des connaissances sur les retardateurs de flamme dans cet écosystème aquatique fortement impacté par l'urbanisation.
Le but de ce colloque est la mise à jour de l’état des connaissances scientifiques des écosystèmes aquatiques du sud du Québec (fleuve Saint-Laurent et sa plaine d’inondation, rivières, ruisseaux, lacs et zones humides, dont les rivières et les étangs en milieu urbain). Les thématiques retenues sont les suivantes : 1) la recherche sur les différents stresseurs externes, y compris entre autres l’apport des eaux municipales et les espèces exotiques qui affectent la qualité des habitats et les organismes; 2) la biodisponibilité de contaminants lors de la consommation par les êtres humains; et 3) les nouveaux outils et les approches de récente application ou intégrées dans le réseau international (p. ex., GLEON : Global Lakes Ecological Observatory Network). Ceux-ci bonifieront notre connaissance des milieux par le suivi temporel en continu des variables physiques et chimiques, la détection rapide du potentiel de toxicité de l’écosystème à la base des réseaux trophiques, ainsi que la bioaccessibilité des contaminants pour les humains.
Titre du colloque :
Thème du colloque :