pen icon Colloque
quote

L'accompagnement et la supervision pédagogique en tétrade pour faciliter les liens théorie-pratique en contexte de stage comme dispositif de recherche collaborative

SV

Membre a labase

Sylvie Viola : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Au cours de ses 4 années de formation, le stagiaire en éducation préscolaire et enseignement primaire recevra des rétroactions de superviseurs de stage qui porteront surtout sur des aspects généraux tels que l'organisation de la classe, la formulation des consignes, la gestion du temps, du matériel, etc. Ces rétroactions sont nécessaires pour le déroulement global du stage. Cependant, elles sont insuffisantes pour rendre compte d'une planification et d'un pilotage adéquats des situations dans les didactiques spécifiques où il ne recevra que très peu de rétroaction. Il s'agit d'une lacune importante eut égard à la compétence 1 où l'étudiant doit rendre compte de la maitrise des savoirs et savoir-faire liés à sa profession et où il doit porter un regard critique sur la discipline enseignée. De cette problématique est né un projet de chantier 7 qui a permis d'intervenir à différents niveaux auprès des acteurs engagés dans le stage IV. Ainsi, par un travail d'accompagnement et de supervision pédagogiques, le projet APTES (accompagnement pédagogique en tétrade pour l'enseignement des sciences) a permis de mettre en place quelques conditions facilitant la circulation entre théorie et pratique (Chaubet & Gervais, 2014). Dans cette communication, nous présenterons le dispositif mis en place pour faciliter cette circulation, puis nous discuterons des difficultés rencontrées pour répondre au contexte de recherche collaborative ainsi que des solutions envisagées pour les contrer.

Résumé du colloque

Chaque année, de nombreux chercheurs en sciences de l’éducation mettent en place des projets qu’ils inscrivent dans une démarche de recherche collaborative. Cette dernière, en incitant les participants à concevoir la recherche dans une perspective non pas de transmission mais bien de coconstruction et de codéveloppement (Heron et Reason, 1997; Reason et Bradbury, 2000; Desgagnés et al., 2001), enrichit la recherche des dimensions praxéologiques et contextuelles difficilement accessibles par la recherche traditionnelle. En articulant de façon proximale théorie et pratique et en rapprochant les praticiens et les chercheurs dans un projet partagé – bien que multifinalisé – (Lefrançois, 1997), la recherche collaborative semble s’imposer comme la réponse à la mission scientifique de nos disciplines : soutenir les professionnels de l’enseignement en développant des outils ancrés dans des problématiques contextuelles et dépassant la simple résolution de problème afin de produire des savoirs nouveaux et une compréhension approfondie des situations.

Naissent ainsi des équipes formées d’universitaires, d’enseignants, de conseillers pédagogiques, d’étudiants : toutes se revendiquent de la recherche collaborative, pourtant leur structure, leur fonctionnement et parfois les cadres théorique et méthodologique qui les animent diffèrent.

Comment définir la recherche collaborative aujourd’hui au Québec? Quelles sont les différences avec la recherche action ou la recherche en partenariat? Quels en sont les enjeux, les avantages et les limites?

En réunissant les acteurs de plusieurs équipes de forme et de nature différentes, en invitant les participants à confronter leurs définitions du concept et à partager et comparer leurs expériences, les organisatrices de ce colloque souhaitent offrir aux participants un espace de réflexion qui leur permettra de trouver des réponses à ces questions et de formuler des pistes de développement vers des formules « gagnantes ».

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
Discutant-e- de la session : Vanessa LEDOUX
section icon Date : 13 mai 2016

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :